Insécurité à l’Est : Dieudonné Nkishi invite le gouvernement à publier la liste des militaires étrangers et des civils ayant infiltré les FARDC et les services de sécurité
Plus de vingt ans durant que la République démocratique du Congo fait face à une agression sans précédent des plusieurs groupes armés, dont le FDLR, l’ADF et le M23 dans les provinces de l’Ituri, Nord et Sud Kivu.
Depuis début 2022, des attaques des rebelles dont M23 se sont accentuées avec l’appui selon les autorités congolaises de l’armée rwandaise ; les attaques qui ont conduit depuis mi-juin dernier à l’occupation de la Cité de Bunagana au Nord-Kivu par ces rebelles de M23.
De voix se lèvent partout, en Afrique, au monde et tout comme en RDC pour la cessation définitive des activités irrégulières de tous les groupes armés dans la partie Est du pays, dont celle de Vital Kamerhe, ancien Directeur de cabinet de Félix Tshisekedi, qui a proposé un plan de sortie de crise, après sa tournée effectuée dans cette contrée du 12 au 28 septembre dernier.
Dans ce plan, Vital Kamerhe a proposé un dialogue entre la RDC-RWANDA-OUGANDA, proposition à laquelle s’oppose le parti Congo Positif, car d’après son président national Dieudonné Nkishi, la RDC n’est pas en crise face au Rwanda pour chercher à en sortir, mais plutôt, elle est victime d’une agression favorisée par la complicité, la peur et la recevabilité de la plupart d’acteurs politiques congolais qui, face à leur maître, optent pour le langage de bois.
Dans une note alarmante sur cette situation, Dieudonné Nkishi indique que l’occupation de la Cité de Bunagana par des militaires étrangers envoyés par un pays voisin, le Rwanda, doit recevoir comme réponse de Kinshasa tout au moins une fermeté de langage si le pays ne peut pas immédiatement contre-attaquer et chasser les agresseurs.
A cette occasion, le Parti Congo Positif recommande au gouvernement congolais entre autres; la publication de la liste des militaires étrangers et les civils qui ont infiltré l’armée, les services de sécurité et l’espace politique congolais à travers les mécanismes de brassage, mixage, etc.
Pour lui, le gouvernement doit engager l’armée sur le front pour chasser les agresseurs qui occupent la Cité de Bunagana; rompre les relations diplomatiques, économiques, sécuritaires et commerciales avec les pays agresseurs de la RDC; rappeler l’ambassadeur congolais qui se trouverait à Kigali et suspendre la participation de la République Démocratique du Congo dans toutes les organisations régionales et sous-régionales où siègent les pays agresseurs.
Congo Positif ajoute également la fermeture de la frontière de la RDC avec les pays agresseurs notamment le Rwanda et l’Ouganda, le boycott des produits commerciaux des pays étrangers qui ont des positions ambigües face à la situation de la RDC. Et que si après ces mesures, la situation ne change pas au bout de 14 jours, mobiliser l’armée nationale pour des attaques contre les pays qui agressent la RDC.
Enfin, cette formation politique invite l’État congolais à ne plus jamais négocier avec le Rwanda et considérer comme trahison de la nation congolaise toute idée d’une énième négociation avec ce pays, mis aussi accélérer le départ de la MONUSCO.
Honoré Mwambilayi
