Tshopo: Madeleine Nikomba interpellée mardi 25 octobre à l’assemblée provinciale
Ça y est. Madeleine Nikomba doit s’expliquer ce mardi 25 octobre 2022 devant la représentation provinciale sur deux questions fondamentales qui defrayent la chronique notamment la purge opérée sur fond des règlements des comptes pour placer les siens à la régie financière et surtout l’étrange retard pris dans la formation du gouvernement provincial qui cache l’intention malveillante de gérer seule les ressources de la province. Péché chéri cause de la débâcle de la province pourtant dotée des richesses incommensurables.
Les députés provinciaux qui ont des soupçons légitimes sur la gestion de l’actuelle locataire de la Province veulent tirer au clair sur la précipitation de chambouler tout à la DGRPT alors qu’un principe énonce clairement qu’on ne change pas l’équipe qui gagne au motif que tous ces responsables écartés ont eu à doubler voir tripler les recettes de ces trois derniers mois au grand bonheur de la province.
Quid du retard pris dans la formation du gouvernement provincial?. Ici, on soupçonne également la gouverneure Nikomba des deux choses, l’une. Ici encore, il nous revient que l’autorité provinciale mettrait à profit cette période transitoire soit pour payer ses dettes en puisant à tour des bras dans les coffres forts de la province sans témoin où soit le gouvernement serait bloqué par la demande de ses pourvoyeurs ou ses parapluies qui veulent arracher les postes juteux de l’exécutif notamment les ministères des finances et Budget, de l’intérieur, et la régie financière.
Nikomba hésiterait encore de donner tous ces portefeuilles à son bienfaiteur ce qui susciterait le courroux des députés provinciaux qui l’ont soutenu. Dilemme pour cette avocate de profession qui ne sait plus quoi faire. D’où le blocage de la formation du gouvernement.
À elle de noter que le temps ne joue pas à sa faveur. Car, il y a un délai butoir pour le dépôt du budget. Passé ce délai, sans déposer son budget, son gouvernement sera réputé démissionnaire et retour à la case départ où l’on verra son vice gouverneur assumé l’intérim en attendant l’organisation des nouvelles élections gouvernorales par la CENI.
Roger Makangila
