« Tshopo fo ebonga »: Le vice gouverneur Lendongolia tripatouille l’argent destiné à arranger le terrain de l’Athenée de Kisangani

La province de la Tshopo est-elle maudite où plutôt ses dirigeants qui sont maudits? Cette question mérite son pesant d’or dans la mesure où il se passe des choses invraisemblables qui dépassent tout entendement.

Tenez, alors que la Linafoot menace de délocaliser les matches des tous les clubs boyomais engagés dans cette compétition vers une autre ville du pays pour manque d’infrastructures dans la ville de Kisangani, l’unique terrain sur le quel on pouvait se rabattre pour jouer cette compétition est le terrain de l’Athénée de Kisangani mais à condition d’élever le mur de clôture pour raison de sécurité et arranger également l’aire de jeu parsemé des nids de poule.
Vu la gravité de la situation, un budget de l’ordre de dix mille dollars fut voté et un acompte de cinq mille dollars decaissé via un chèque et remis entrain les mains du vice gouverneur Paulin Lendongolia. Il était recommandé expressément à Lendongolia de trouver une entreprise pour confier la direction de ces travaux.
Curieusement et contre toute attente, le vice gouverneur fera appel à son jeune frère l’ingénieur Flory non autrement identifié pour lui confier ce « marché ». Pince sans rire, une modique enveloppe de 1500$ lui a été remis pour exécuter ces travaux.
Le reste du pactole, soit dollars américains 3500 entrent dans la poche du vice gouverneur. L’ingénieur Flory ira recruter quelques étudiants en préparatoire à l’IBTP et le tour est joué en supervisant un jeune homme prénommé Oliver Muteba, acolyte du député provincial Jacques Mandjongwe comme chef de chantier avec comme acompte de 100$ sur les 1500$ reçus entre les mains de Lendongolia.
Ce mardi 25 octobre, nos reporters sont passés à l’Athénée pour constater malheureusement l’arrêt des travaux. Pendant ce temps, le temps passe, on s’approche à la date butoir fixée par la Linafoot.
Voilà comment, la légèreté et la cupidité caractérisent les dirigeants de la province qui sacrifient l’avenir des clubs boyomais en faveur de leurs intérêts mesquins. « Tshopo fo ebonga » un slogan creux pour endormir la population. Silence, on continue à piller les ressources de la province par les nouveaux locataires visiblement déterminés à achever ce qui reste encore de la Tshopo.
Roger Makangila
