Tshopo: zéro pointé pour les 100 premiers jours de Madeleine Nikomba !
Du 06 août au 16 novembre 2022, cela fait exactement cent jours depuis que Me Madeleine Nikomba est aux commandes de la province de la Tshopo. Et, comme elle occupe une fonction publique, elle n’y échappera pas à la règle qui veut qu’à chaque cent premiers jours de la gestion de la chose publique, qu’elle rende compte en tant que commis de l’État.

D’après une formidable battue effectuée par votre media avant-gardiste, le constat est sans appel, rien n’a bougé dans le sens de faire sortir cette province du gouffre dans lequel, elle s’est embourbée depuis belle lurette suite à la gestion abracadabra de ses devanciers qui confondaient les caisses de cette entité décentralisée à un bien sans maître.
Madeleine Nikomba au lieu de changer le fusil d’épaule pour faire la différence, elle s’est plutôt engagée dans la même voie périlleuse que ses prédécesseurs avec des opérations trompe oeil dans le but de s’attirer la sympathie des tshopolaises et tshopolais. On n’en veut pour preuve ces travaux de curage des caniveaux lancés tambours battant à la Tshopo 15 ème avenue lesquels travaux tournent à rond, y compris les travaux de construction de collecteur sur l’avenue IBTP et le »dépôt Makayabo ». Rien n’ avance ou du moins si quelque chose avance c’est à pas de tortue. Ici, il faut noter que les travaux ont débuté depuis la période du gouverneur intérimaire Maurice ABIBU de triste mémoire qui avait débloqué 20% seulement du coût global. Madeleine Nikomba à son tour a ajouté une enveloppe de 20% pour la poursuite des travaux qui stagnent à ce jour. Ajouter à cela la construction en cours d’un Dalots au point kilometrique 4 (P4) route Buta. Dans le lot de quelques travaux en cours à travers la ville de Kisangani, on peut y ajouter également , la réhabilitation du terrain de l’Athénée royal de Kisangani (coût dix mille dollars dont une partie de l’enveloppe a été tripotée par le vice gouverneur).
Le reporter du Baromètre qui a sillonné ces différents chantiers, laisse entendre que de tous les chantiers ouverts pendant ce cent premiers jours de la gouvernance Nikomba, il n’y a que celui de l’Athénée qui tend vers sa fin malgré la qualité de l’ouvrage à plaindre.
Ainsi, Madeleine Nikomba s’en sort avec un gros zéro pointé au tableau car aucun projet à impact visible n’a été réalisé pour le grand bonheur des tshopolais. Mais aussi et surtout aucune perspective d’avenir n’est envisagée pour l’instant, d’aucuns craignent plutôt la mauvaise direction prise par la gouverneure Madeleine Nikomba, non seulement pour des oeuvres inachevées à l’instar de ses devanciers mais aussi celles pour lesquelles, elle a contracté des dettes exorbitantes notamment cette lettre envoyée au président de l’Assemblée provinciale pour demander l’autorisation de prendre un crédit de deux millions de dollars américains qui serviraient sans gêne à l’asphalte d’un kilomètre de route seulement.
Les boyomais qui scrutent à la loupe les faits et gestes de Nikomba, ont vu d’un mauvais oeil cette demande de l’autorité provinciale.
En un mot tout comme en mille, Madeleine Nikomba a esquivé les vrais problèmes qui rongent la Tshopo pour l’instant et a préféré s’adonner à coeur joie à des futilités genre, curage des caniveaux et visites guidées sans impact. Nul n’ignore que la ville de Kisangani est plongée dans une obscurité infernale et du coup, l’insécurité est devenue grandissante. Les routes de dessertes agricoles n’en parlons pas. La ville de Kisangani est coupée de tous les sept territoires de la province depuis la nuit de temps. La population attendait voir la gouverneure sur ce terrain pour atténuer ses souffrances. Mais, hélas, c’est le Zig Zag.
Antoine Botshili
