Tshopo : le jeune Polydor Masudi libéré, ses bourreaux aux abois !
Bonne nouvelle pour la jeunesse boyomaise. Le jeune leader d’opinion Polydor Masudi vient de quitter tête haute la prison centrale de Kisangani suite aux pressions exercées sur ses bourreaux qui l’ont vite vomi. On rappelle qu’il a été expédié manu-militari le 09 novembre d’abord dans les geôles des services de sécurité avant qu’il ne soit acheminer à la prison centrale au motif qu’il avait critiqué la gestion de Madeleine Nikomba, gouverneur de province. Depuis, des pressions n’ont cessé d’être exercées sur ses bourreaux dont Nikomba en tête, à en croire un communiqué de presse rendu public par l’Asbl les Amis de Nelson Mandela basée à Kisangani. Parmi ses bourreaux, on cite aussi le député provincial Jacques Mandjongwe, indique-t-on, qui a des démêlés avec Polydor au niveau du comité de l’équipe Tout Solide Malekesa.
Selon le communiqué de Les amis de Nelson Mandela, la gouverneure Madeleine Nikomba est accusée d’avoir
instrumentalisé la justice dans l’arrestation arbitraire de ce jeune leader.
L’asbl les Amis de Nelson MANDELA pour la Défense des Droits Humains ( ANMDH ) a été vivement préoccupée par l’arrestation et la détention de Polydore MASUDI.
Il a été détenu à la prison centrale de Kisangani après avoir passé une nuit au cachot de l’ANR, puis auditionné à la police judiciaire.
D’après cette organisation, Polydore MASUDI a été arrêté pour avoir dénoncé via les réseaux sociaux « la mauvaise gouvernance de la province de la Tshopo , le non – paiement des agents de la Direction Générale des Recettes de la province de la Tshopo ( DGRPT ) et le manque d’électricité dans la ville de Kisangani. Ce jeune avait écrit » La DGRPT mobilise des recettes , les agents ne sont pas payés : où va l’argent ? » et » Tshopo il faut ebonga «
Les sources de cette organisation renseignent que le commanditaire serait la Gouverneure Madeleine NIKOMBA SABANGU, raison pour laquelle, elle rappelle que le droit d’exprimer librement ses opinions est garanti en République Démocratique du Congo ( article 23 de la Constitution ).
A cette occasion, ANMDH estimait que ce genre des comportements est inacceptable dans une jeune démocratie comme celle de la RDC et met en garde toutes ces personnes qui se mettent en marge de la loi pour menacer et intimider les paisibles citoyens.
Honoré Mwambilayi
