Les activités sont restées paralysées ce mercredi 18 janvier au centre-ville de Bunia à la suite du mot d’ordre de trois jours de ville morte décrétés par la coordination provinciale de la société civile/ Forces vives de l’Ituri pour pleurer ensemble avec les familles qui ont perdues leurs membres dans les différentes attaques des groupes armés.
Les artères principales de Bunia sont restées quasiment vides. Pas assez de trafic, seules deux stations services étaient ouvertes, boutiques, et magasins, n’étaient pas opérationnels ; les banques ou encore les maisons de télécommunication ont également baissé leurs rideaux.
Au niveau du marché central de Bunia, seules les pharmacies étaient ouvertes et de petits revendeurs ont exercé normalement leurs activités. Sur place au marché, une marchande rencontrée demande aux autorités militaires de mettre fin à ces tragédies qui affectent sérieusement leurs activités.
Interpeller les autorités
Certains habitants de Bunia saluent cette ville morte, car elle permet, selon eux, d’interpeller les autorités sur leur responsabilité, à savoir ramener la paix. D’autres au contraire, estiment que c’est une manière, à l’africaine, de compatir avec les familles qui ont perdu leurs proches.
Mais bon nombre de gens rencontrés demandent à l’Etat, qui a le monopole de la violence, d’imposer la paix comme cela se fait sous d’autres cieux.
Moïse Maki l’un des habitants de la ville de Bunia, suggère au gouvernement de développer d’autres mécanismes pour encadrer la jeunesse dont la plupart prennent le chemin de la brousse à cause du manque d’occupation.
Ce mouvement de ville morte est moins suivi aux environs de la ville où les activités se déroulement normalement.
Héritier Ramazani
