Un éboulement meurtrier s’est abattu dans une mine souterraine de Ruashi Mining à Kolwezi, laissant un mort et trois blessés dans son sillage. La victime, Franck Lubala, a été écrasée au niveau du thorax lors de l’opération de minage le vendredi dernier, marquant ainsi une tragédie pour la communauté minière locale.
Les survivants de cette tragédie ont été transportés en urgence à l’hôpital Méthodiste de Kolwezi pour recevoir des soins. Cependant, l’absence de mesures de sécurité adéquates dans les mines de Ruashi Mining a incité les mineurs à exprimer leur colère face aux « conditions de travail déplorables » et aux normes de sécurité inexistantes.
Les mineurs ont dénoncé publiquement les pratiques de Ruashi Mining, accusant l’entreprise de ne pas fournir les « équipements » de sécurité nécessaires et de ne pas prendre en charge les travailleurs en cas d’accident.
“Les normes de sécurité ne sont pas requises. Même en cas d’accident du travail, les responsables ne s’impliquent pas. On ne bénéficie rien, même en tant que mineurs”, décrient-ils. “Nous travaillons chaque jour, sans repos. Notre collègue qui est décédé, n’avait pas les équipements appropriés. Les gens meurent régulièrement”, accusent-ils à la presse.
La situation s’est envenimée lorsque certains mineurs ont brûlé des pneus pour protester contre ce qu’ils ont qualifié d’exploitation inhumaine au sein de l’entreprise chinoise. Malgré les critiques et les protestations, Ruashi Mining a refusé de commenter l’incident, affirmant que « l’affaire était désormais entre les mains de la justice ».
Nicolas Kayembe
