Dans une avancée diplomatique majeure, les relations tendues entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda connaissent un tournant décisif. Un accord de paix a été signé ce vendredi 27 juin à Washington, sous l’égide des États-Unis. Ce texte historique ouvre la voie à un processus de désescalade dans la région des Grands Lacs, longtemps marquée par des violences armées.
Peu après la signature de l’accord au Département d’État américain, le président Donald Trump a accueilli à la Maison Blanche les ministres des Affaires étrangères congolais et rwandais. Ce geste symbolique illustre la volonté des États-Unis de renforcer leur rôle en tant que médiateur influent en Afrique centrale. C’est Tina Salama, porte-parole du président Félix Tshisekedi, qui a annoncé cette rencontre via le réseau social X.
Au cœur de l’accord figure un engagement-clé : le retrait progressif des forces rwandaises du sol congolais, désigné comme un « désengagement » par Kinshasa. Cette mesure vise à répondre à l’une des principales revendications de la RDC, confrontée à une instabilité chronique dans ses provinces orientales, où opèrent de nombreux groupes armés.
La rencontre tripartite à Washington marque également une rare synchronisation diplomatique entre Kigali et Kinshasa, deux capitales souvent à couteaux tirés. En soutenant cette initiative, l’administration américaine cherche à consolider la paix régionale tout en renforçant ses liens stratégiques avec les deux pays.
CB
