À l’occasion de l’ouverture de la session budgétaire 2025 à l’Assemblée nationale, le président de la chambre basse ce lundi 15 septembre, Vital Kamerhe, a choisi de prendre de la hauteur face aux pressions de certains députés réclamant sa déchéance. Appelant les élus à une réunion à huis clos immédiatement après l’ouverture de la session, le speaker a tenu à les rassurer sur leurs revendications tout en recentrant le débat sur l’unité nationale et le dialogue.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et de gravité, Kamerhe a rappelé les épreuves traversées au cours de sa carrière politique : « Vous vous rappellerez que le conflit avec le Rwanda m’a déjà coûté mon perchoir ici même à l’Assemblée nationale. Les tumultes de la vie politique ne m’ont laissé que trop peu de répit, mais je bénis le ciel parce que les tempêtes et les naufrages m’ont enseigné les vertus de l’amour fraternel, de l’unité et surtout, du pardon. »
Le président de l’Assemblée a également affirmé sa détermination à jouer un rôle de pacificateur au sein de l’institution et au-delà : « Aujourd’hui encore, je serai pacificateur jusqu’au bout ! » Cette déclaration intervient dans un contexte tendu, marqué par une pétition initiée par certains députés dénonçant une supposée alliance de Kamerhe avec l’AFC/M23, dénoncée comme le « dessous des cartes » de cette initiative.
Enfin, s’adressant directement aux députés à l’origine de la pétition, Kamerhe a fait preuve de conciliation et de pédagogie : « Aux députés pétitionnaires : s’il y en a parmi vous qui se sont sentis froissés, heurtés ou dérangés par ma conduite ou mes propos, qu’ils daignent bien accepter l’expression de mes regrets les plus sincères… j’implore leur pardon. » Ce geste traduit sa volonté de pacifier les tensions et de maintenir un climat de travail apaisé à l’Assemblée nationale.
CB
