La collaboration scientifique entre la République démocratique du Congo et la France continue de se renforcer à travers des initiatives de recherche menées à l’Université de Kisangani. C’est dans cette dynamique que l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, a effectué une visite au Centre de surveillance de la biodiversité (CSB) de Université de Kisangani.
Cette visite s’inscrivait dans le cadre du Programme d’appui à l’enseignement supérieur (PAES), un mécanisme de coopération destiné à soutenir le développement de la recherche et de la formation universitaire. L’objectif principal de la mission était d’évaluer les résultats des projets scientifiques financés par la France et exécutés par le centre.
Accompagné du directeur pays de l’Agence française de développement (AFD) ainsi que d’un conseiller politique de l’ambassade, le diplomate français a pu découvrir les travaux de recherche réalisés par le CSB, reconnu pour son expertise dans l’étude des écosystèmes forestiers du bassin du Congo.
Au cours de la rencontre, le professeur Guy Gembo a présenté les différents programmes scientifiques conduits par le centre, tout en mettant en avant les perspectives de développement offertes par les partenariats internationaux. Il a notamment souligné que plusieurs projets de recherche soutenus par la France permettent aujourd’hui de mieux comprendre le fonctionnement des forêts tropicales et de renforcer les stratégies de conservation de la biodiversité.
Dans la même dynamique, il a annoncé l’arrivée prochaine d’une chercheuse française qui viendra collaborer avec les scientifiques du CSB. Une mission de travail est également programmée pour avril 2026 en France, où une délégation du centre se rendra à Lyon afin de développer des échanges scientifiques avec des institutions de recherche partenaires.
Impressionné par les résultats présentés, l’ambassadeur Rémi Maréchaux a salué la qualité des travaux menés par les chercheurs de l’Université de Kisangani. Il a souligné que ces recherches jouent un rôle important dans la lutte contre les effets du changement climatique et dans la préservation des forêts du bassin du Congo, considérées comme l’un des plus grands réservoirs écologiques de la planète.
Selon lui, les activités scientifiques du CSB s’inscrivent pleinement dans les grandes préoccupations environnementales mondiales, notamment la protection de la biodiversité et la gestion durable des ressources naturelles. Il s’est également montré favorable à un renforcement des partenariats entre le centre et plusieurs institutions scientifiques françaises.
Avant ces échanges, le professeur Dieudonné Upoki, directeur intérimaire du Centre de surveillance de la biodiversité, avait présenté l’historique et les missions de cette structure scientifique créée en 2010 à la suite de l’expédition scientifique « Ebale ya Congo ».
Il a rappelé que le CSB œuvre principalement dans le domaine du bio-monitoring, c’est-à-dire le suivi scientifique de la biodiversité, ainsi que dans l’analyse des impacts des activités humaines sur les écosystèmes naturels. Le centre s’emploie également à diffuser les résultats de ses recherches et à sensibiliser le public aux enjeux liés à la protection de l’environnement.
Pour conclure, le professeur Upoki a indiqué que le CSB ambitionne d’élargir son réseau de partenaires scientifiques afin de mobiliser davantage de ressources et de renforcer ses capacités techniques et logistiques.
La rencontre s’est tenue en présence du secrétaire général académique de l’Université de Kisangani, qui représentait le recteur de l’institution.
Espedi SAILE
