Le ministère des Finances fixe un ultimatum aux entreprises du secteur des jeux de hasard. Le ministère des Finances a annoncé que tous les opérateurs actifs dans les paris sportifs, les casinos, les loteries et autres activités de pronostics doivent régulariser leur situation fiscale au plus tard le 31 mars 2026. Cette mesure vise à renforcer le contrôle d’un secteur en pleine expansion et à assurer une meilleure mobilisation des recettes publiques.
Dans un communiqué publié le lundi 9 mars, les autorités financières rappellent que ces activités sont encadrées par des obligations fiscales précises. Les sociétés concernées doivent notamment s’acquitter de la taxe liée à l’autorisation d’exploitation des jeux de hasard, ainsi que de la taxe ad valorem appliquée sur les gains générés par les joueurs. Ces contributions constituent l’un des mécanismes par lesquels l’État entend tirer des revenus d’un marché en forte croissance.
Pour se conformer à ces exigences, les opérateurs sont invités à se rapprocher des services compétents du ministère afin d’obtenir les notes de perception nécessaires au paiement des taxes. L’administration financière encourage ainsi les entreprises à entreprendre rapidement les démarches administratives afin d’éviter tout retard avant l’échéance fixée.
Les autorités accordent également une attention particulière aux structures qui exercent leurs activités sans autorisation officielle. Celles-ci disposent du même délai pour se faire enregistrer et régulariser leur situation administrative et fiscale. À défaut, elles s’exposent aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur, dans le cadre de la volonté du gouvernement d’assainir et de mieux encadrer le secteur des jeux d’argent en République démocratique du Congo.
CB
