Le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, a fait marche arrière après la polémique provoquée par ses déclarations du 4 mars dernier. Dans un message adressé mardi aux sénateurs, il a présenté ses excuses à ses collègues, reconnaissant que ses propos ont suscité des incompréhensions au sein de la chambre haute. Cette sortie intervient alors qu’une pétition circule déjà au Sénat pour réclamer sa destitution du bureau.
Dans sa communication, le leader de l’AFDC-A affirme que ses déclarations ont été mal interprétées, notamment celles liées à l’éventualité d’une révision de la Constitution. Il assure n’avoir jamais voulu contester la ligne de la majorité présidentielle et a réitéré sa loyauté envers le chef de l’État, Félix Tshisekedi, ainsi que son attachement à l’Union sacrée de la Nation.
Modeste Bahati Lukwebo a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme une « cabale » autour du dossier relatif à l’acquisition de la succursale Bralima de Bukavu par le groupe Heineken. Il dit également soutenir les initiatives diplomatiques destinées à rétablir la paix dans l’Est de la RDC, évoquant notamment l’Accord de Washington sur la crise dans l’Est de la RDC. Malgré ces explications, la pétition visant son départ du bureau du Sénat continue de circuler.
CB
