Un nouveau rapport de Human Rights Watch met en lumière des cas de disparitions forcées à Kinshasa et dans ses environs, imputées aux forces de sécurité congolaises depuis mars 2025. L’ONG indique qu’au moins 17 personnes ont été portées disparues au cours de l’année écoulée, tandis que d’autres cas crédibles continuent d’être signalés. Plusieurs de ces personnes ont été retrouvées plusieurs mois après leur disparition, détenues par le Conseil national de cyberdéfense (CNC), en collaboration avec la Police nationale et la Garde républicaine.
« Depuis un an, les forces de sécurité congolaises procèdent à des arrestations et détentions secrètes sur la base d’accusations souvent infondées, au cœur même de la capitale », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. Selon lui, la majorité de ces arrestations semblent motivées par des raisons politiques ou visent des individus suspectés de soutenir des groupes armés dans l’est du pays.
Les témoignages recueillis par l’ONG révèlent une tendance inquiétante de détentions arbitraires, souvent sans mandat officiel, et dans des conditions de secret. Human Rights Watch appelle les autorités congolaises à clarifier la situation de ces personnes et à garantir leur comparution devant les instances judiciaires compétentes, soulignant l’urgence d’une supervision judiciaire stricte pour éviter l’usage abusif du CNC.
CB
