Face aux interrogations sur la solidité des indicateurs économiques, le ministre des Finances de la République démocratique du Congo, Doudou Fwamba, a pris la parole pour défendre la stratégie financière engagée par le gouvernement. Dans un entretien accordé le 13 mars 2026 au média Geopolis, l’argentier national a détaillé les réformes adoptées depuis 2024 afin de stabiliser l’économie, tout en répondant aux critiques évoquant une pression fiscale accrue ou une dépendance extérieure.
Selon le ministre, l’action gouvernementale s’est concentrée sur plusieurs chantiers prioritaires, notamment la lutte contre l’inflation, la discipline budgétaire et la modernisation du système fiscal. À cela s’ajoutent des mesures visant à mieux encadrer la masse salariale de l’État, renforcer les mécanismes de lutte contre le blanchiment des capitaux et faciliter l’accès du pays aux marchés financiers internationaux.
Les autorités financières mettent également en avant une amélioration progressive des indicateurs macroéconomiques. L’inflation, qui s’élevait à 11,7 % à la fin de l’année 2024, aurait considérablement reculé pour atteindre 2,3 % fin 2025. Cette évolution s’est accompagnée d’une appréciation du franc congolais, un résultat que le gouvernement attribue notamment aux interventions de la Banque Centrale du Congo à travers ses instruments de politique monétaire.
Au-delà des chiffres, le ministère des Finances estime que ces réformes commencent à produire des effets sur la gestion des ressources publiques. Une meilleure exécution du budget permettrait désormais d’accroître les investissements dans des secteurs jugés stratégiques comme la santé, l’éducation, l’agriculture, les infrastructures et la défense. Pour Kinshasa, cette dynamique devrait soutenir la croissance attendue dans les prochaines années et contribuer à renforcer les bases du développement économique et social du pays.
CB
