À Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, plusieurs habitants montent au créneau pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme des pratiques irrégulières attribuées à la GUPEC (Guichet unique de création d’entreprise du Congo). En cause : le prétendu recouvrement sur le terrain d’un montant de 150 dollars américains exigé pour l’obtention d’une autorisation de bâtir.
Selon plusieurs dénonciations relayées par la population, des agents présentés comme les agents de la GUPEC procéderez au recouvrement de cette somme sans qu’aucun communiqué officiel, ni aucune information préalable, n’aient été portés à la connaissance du public. Une situation qui alimente la confusion, la colère et la méfiance au sein de la population boyomaise.
Pour de nombreux habitants, cette manière de faire constitue une pression supplémentaire sur des citoyens déjà confrontés à d’importantes difficultés économiques. Certains n’hésitent pas à parler d’une forme de tracasserie administrative, dénonçant une initiative perçue comme une tentative de soutirer illégalement de l’argent à la population.
Face à cette situation, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les autorités provinciales à réagir sans tarder. La population demande notamment à l’Assemblée provinciale de la Tshopo ainsi qu’au gouvernorat de suivre de près ce dossier et de faire toute la lumière sur cette opération jugée opaque.
Les dénonciateurs estiment qu’avant toute perception d’une taxe ou de frais administratifs, les services concernés devraient informer officiellement la population sur la nature de la mesure, sa base légale, les services habilités à l’appliquer ainsi que les modalités de paiement. En l’absence de ces éléments, disent-ils, cette opération ne peut qu’être perçue comme abusive.
Cette affaire relance le débat sur la transparence dans la gestion des services publics et parapublics à Kisangani. Plusieurs citoyens exigent désormais des explications claires de la part de la GUPEC, afin de savoir si cette perception de 150 dollars repose réellement sur une décision légale ou s’il s’agit d’un abus commis sur le dos de la population.
En attendant une réaction officielle des autorités compétentes, la population de Kisangani appelle à la vigilance et demande qu’aucune forme de taxation ne soit imposée sans base légale clairement établie et sans communication publique préalable.
Antoine Botshili
