Le groupe parlementaire de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) a rompu avec son président, Modeste Bahati Lukwebo, après des propos jugés controversés sur la révision constitutionnelle. Les députés nationaux ont fait part de leur désaccord de manière publique, dénonçant une sortie médiatique qu’ils estiment « lourde de conséquences » pour la cohésion politique du regroupement et sa loyauté envers le président de la République.
Dès l’ouverture de leur communiqué, les élus ont tenu à clarifier que les déclarations de Bahati Lukwebo n’engagent que lui et ne reflètent en aucun cas la position officielle du groupe parlementaire. Selon eux, cette légèreté verbale a jeté le doute sur la fidélité de l’AFDC-A à l’Union Sacrée de la Nation et à sa haute autorité politique, le président Félix Tshisekedi.
Les députés ont réaffirmé leur attachement indéfectible à leur famille politique et ont appelé à une prise de position collective. Ils exhortent les membres du gouvernement et les députés provinciaux issus de leur regroupement à réitérer publiquement leur loyauté envers le chef de l’État, tout en se démarquant des propos du deuxième vice-président du Sénat.
Les députés concluent sur l’absence de réaction officielle de Bahati Lukwebo, notant qu’aucun démenti n’a été formulé pour rectifier ses propos. Selon les députés, ce silence pourrait traduire la sincérité de ses positions et appelle le regroupement à tirer les conséquences politiques nécessaires pour préserver l’unité et la cohésion de l’AFDC-A.
CB
