Thierry Monsenepwo, président du Conseil d’administration de Cobil SA, a pris la parole samedi 28 mars à Kinshasa pour assurer la défense du ministre des Finances Doudou Fwamba, en mettant en avant une lecture structurée de son action.
D’entrée de jeu, il a cadré son argumentation : « Maintenant, en ce qui concerne le ministre Doudou Fomba, s’il est compétent ou pas. Moi, je pense que de manière scientifique, il y a trois piliers qui permettent de savoir si un ministre des Finances est compétent ou pas ».
Développant le premier pilier, il a insisté sur la stabilité macroéconomique comme indicateur clé.
« Le premier, c’est la maîtrise du cadre macroéconomique », a-t-il expliqué, précisant qu’elle englobe « la stabilisation de la monnaie », « la maîtrise de l’inflation » ainsi que la gestion des relations avec « les institutions de Bretton Woods et les autres structures financières telles que la BAD ».
Pour lui, ces éléments traduisent la crédibilité économique du pays sur la scène internationale.
Sur ce point, Thierry Monsenepwo a évoqué des résultats qu’il juge encourageants.
« Il y a énormément d’avancées en ce qui concerne la lutte contre l’inflation galopante », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Aujourd’hui, notre monnaie s’est appréciée de 30% ». Il a également souligné que « les réserves de change ont augmenté à hauteur de 7 milliards », insistant sur le fait que « ce n’est pas une exagération spontanée, c’est un effort qui a été consenti».
Dans la même logique, il a rappelé que « la RDC a respecté toutes les revues avec le FMI et même les projets avec la Banque mondiale et la BAD ».
Abordant le deuxième pilier, lié aux finances publiques, il a mis en avant la capacité de mobilisation des ressources internes.
« Deuxième élément, c’est la mobilisation des recettes et l’encadrement des dépenses », a-t-il déclaré, soulignant que « les recettes qui sont mobilisées permettent de payer près de 800 000 fonctionnaires ».
Il a aussi relevé que « les régies financières explosent leurs assignations » grâce aux réformes engagées, permettant à « la DGI et la DGRAD de donner le meilleur d’eux-mêmes ».
Pour illustrer la gestion rigoureuse des dépenses, il s’est appuyé sur un cas concret dans le Sankuru.
« Depuis novembre, le ministre a tourné et retourné ce dossier pour être sûr que réellement les travaux vont bien se faire », a-t-il expliqué à propos d’un projet routier menaçant des installations de Cobil.
Il a insisté sur la durée d’analyse, « près de cinq mois pour étudier le dossier », preuve selon lui d’une volonté de garantir l’efficacité et l’impact des investissements publics.
Enfin, il a évoqué le troisième pilier portant sur le financement durable de l’État. « Et troisièmement, c’est de financer durablement l’État », a-t-il indiqué, estimant que cela se reflète dans « toutes ces routes, toutes ces infrastructures, toutes ces acquisitions ».
En conclusion, il a affirmé : « nous pouvons dire avec les deux mains, bravo à l’actuel ministre et qu’il est compétent ». Revenant sur la situation des agents publics, il a tenu à clarifier : « il ne faut pas confondre les arriérés et les glissements de dates de paye », qu’il attribue notamment à « certains ajustements » et au rôle des banques commerciales.
CB
