À Kisangani, la situation socio-économique devient de plus en plus préoccupante pour la population. Le prix du carburant connaît une hausse significative, tandis que la connexion internet reste instable, sans réaction officielle des autorités provinciales.
Selon les observations faites sur place, le litre d’essence se négocie actuellement entre 5.500 francs congolais dans les stations-service et peut atteindre 7.500 francs congolais chez les revendeurs communément appelés “Kadhafi”. Cette disparité de prix reflète non seulement une pénurie apparente, mais aussi un manque de régulation du marché.
Cette augmentation impacte directement le coût de la vie. Les frais de transport en commun ont revu à la hausse, affectant particulièrement les ménages à faible revenu. Plusieurs habitants dénoncent une situation devenue difficile à supporter au quotidien.
Parallèlement, la qualité de la connexion internet s’est fortement dégradée ces derniers jours. Les utilisateurs évoquent des coupures fréquentes, une lenteur excessive et une difficulté d’accès aux services en ligne, perturbant ainsi les activités professionnelles, académiques et commerciales.
Face à ces deux problèmes majeurs, le silence du gouvernement provincial de la Tshopo suscite de nombreuses interrogations. Aucun communiqué officiel n’a été publié pour expliquer les causes de ces perturbations ni pour proposer des solutions concrètes.
La population appelle désormais les autorités à réagir rapidement afin de stabiliser le prix du carburant, améliorer la qualité de la connexion internet et, surtout, rassurer les citoyens quant aux mesures envisagées pour faire face à cette situation.
Dans un contexte déjà marqué par des difficultés économiques, ces nouvelles tensions viennent accentuer le malaise social à Kisangani.
Espedi Saile
