La proposition de loi sur l’organisation du référendum, déposée depuis le 14 décembre 2024 par le député et professeur Paul-Gaspard Ngondankoy, élu de Yahuma, suscite de vives tensions. Son examen par l’Assemblée nationale, entamé fin avril 2026, provoque déjà d’intenses débats au sein de la classe politique.
Delly Sessanga monte au créneau
L’opposant Delly Sessanga a réagi avec fermeté à l’ouverture des discussions parlementaires. Pour lui, cette initiative ouvre la voie à une remise en cause de l’ordre constitutionnel.
« Aujourd’hui, le Parlement ouvre une marche noire contre la démocratie. Le plan d’exécution de notre démocratie et de la liquidation de nos institutions est en marche », a-t-il déclaré.
« Un coup d’État constitutionnel » en préparation, selon Sessanga
L’ancien député estime que la proposition de loi Ngondankoy cache une manœuvre politique. « Derrière la proposition de loi sur le référendum de l’hon. Gaspard Ngondankoy se profile une dérive grave : contourner la Constitution par une procédure parallèle de révision, taillée sur mesure pour une constituante « Union sacrée » », affirme-t-il.
Il dénonce « des notions floues, un champ extensible, une manœuvre politique dangereuse » qui, selon lui, préparent « un coup d’État constitutionnel destiné à imposer un troisième mandat à Félix Tshisekedi ».
Appel à l’union des démocrates
Delly Sessanga dit s’opposer « fermement » à cette démarche. « La démocratie ne se négocie pas. Elle se défend. J’appelle tous les démocrates à l’union pour protéger l’État de droit et l’ordre constitutionnel, le dernier bien qui nous reste », a-t-il martelé.
L’examen de la proposition de loi se poursuit à l’Assemblée nationale, sur fond de crispation politique croissante.
Espedi Saile
