La relance de la Société Textile de Kisangani (SOTEXKI) vire à la polémique. Le député national Fontaine Mangala a publiquement dénoncé des « soupçons sérieux de détournement de deniers publics » dans la gestion des fonds destinés à cette entreprise phare de la Tshopo.
7,6 millions USD mobilisés, zéro machine en marche
Selon l’élu, 7,6 millions de dollars américains ont été débloqués pour remettre la SOTEXKI sur pied. Pourtant, l’usine reste à l’arrêt et aucun signe tangible de reprise n’est visible sur le terrain.
Fontaine Mangala pointe un décaissement de 1,2 million USD au profit des administrateurs, alors que la production n’a toujours pas repris. Un contraste qui nourrit l’incompréhension et la colère des habitants de Kisangani.
Où est passé l’argent de la relance ?
La gestion de ces fonds soulève plusieurs interrogations : comment les 7,6 millions USD ont-ils été utilisés ? Quels équipements ont été achetés ? Combien d’emplois ont été créés ? Quand la SOTEXKI reprendra-t-elle réellement ses activités ?
Pour le député, l’absence de réponses claires alimente les doutes sur la transparence du processus. Il rappelle que la SOTEXKI est vitale pour l’économie locale et la relance de l’emploi dans la province.
Un enjeu de gouvernance publique
Cette affaire relance le débat sur la redevabilité des gestionnaires d’entreprises publiques en RDC. À l’heure où les citoyens exigent une gestion rigoureuse des finances de l’État, Fontaine Mangala appelle à un audit indépendant et à la publication des rapports d’exécution des fonds.
Objectif : rétablir la confiance et ouvrir la voie à une relance effective de la SOTEXKI, au bénéfice des travailleurs et de toute la Tshopo.
Espedi Saile
