Le recteur de l’Université de Kisangani, le professeur Ordinaire Mathieu Kirongozi Bometa, a effectué ce lundi une visite d’inspection au centre de santé universitaire du campus central. Une descente de terrain présentée comme une étape dans le suivi des services offerts aux étudiants et au personnel.
Un état des lieux contrasté
Après un passage à l’ECOSTOUR en début de journée, le numéro un de l’université de Kisangani s’est rendue au centre de santé pour évaluer le fonctionnement de cette structure de première ligne. Il a parcouru les différents services, échangeant avec le personnel soignant sur l’organisation et les conditions de travail.
À l’issue de la visite, le professeur Kirongozi Bometa s’est dit « globalement satisfait » du fonctionnement de l’établissement. Il a salué la propreté des installations, la disponibilité d’une pharmacie approvisionnée et l’opérationnalité du laboratoire d’analyses.
Des promesses d’équipements
Malgré ce satisfecit, le recteur a reconnu la nécessité de renforcer les capacités techniques du centre. Il a annoncé le remplacement prochain de la centrifugeuse et l’acquisition d’un nouveau microscope, deux équipements jugés essentiels pour améliorer la fiabilité des examens biomédicaux.
Des besoins qui persistent
Sur place, certains membres du personnel, sous couvert d’anonymat, nuancent le tableau. Ils évoquent des ruptures ponctuelles de réactifs, un effectif médical jugé insuffisant en période de pic et des locaux qui peinent à absorber l’afflux d’étudiants en début d’année académique.
« Les annonces d’équipements sont bonnes, mais nous attendons surtout du personnel supplémentaire et un budget de fonctionnement plus régulier », confie un infirmier.
Un enjeu de santé publique universitaire
Premier point de contact sanitaire pour plus de 20 000 étudiants, le centre de santé de l’UNIKIS est au cœur des préoccupations de la communauté. La promesse de nouveaux équipements est accueillie comme un signal positif. Reste à savoir si elle s’accompagnera de mesures structurelles pour répondre durablement à la demande de soins.
La visite du recteur intervient alors que plusieurs universités du pays sont appelées à renforcer leurs dispositifs sanitaires, dans un contexte de vigilance accrue face aux maladies saisonnières.
Espedi Saile
