La crise à l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Kisangani prend une nouvelle tournure. Après vérification du mémorandum qui circule contre le comité de gestion, plusieurs agents dénoncent une « manœuvre politique » visant à déstabiliser les autorités académiques dirigées par le Professeur Batina Agasa.
Joel Mukendi sort du silence
Parmi les voix qui s’élèvent, celle de Joel Mukendi, directeur de l’intendance de l’ISTM Kisangani. Son nom et une signature qui lui est attribuée figurent dans le mémo adressé aux autorités. Il dément formellement.
« Je n’ai jamais apposé ma signature sur un mémorandum visant les autorités académiques », affirme-t-il. Il dénonce une usurpation et se dit « fâché » de voir son nom utilisé sans son consentement.
Joel Mukendi réitère son soutien total au Directeur général, le Professeur Batina, et au comité de gestion « qui travaille sans relâche » pour redresser l’institution.
Vers des poursuites judiciaires
Le directeur de l’intendance se réserve le droit de saisir la justice. Il met en garde « ceux qui manipulent l’opinion en imitant les signatures d’autrui ». D’autres agents dont les noms apparaîtraient frauduleusement dans le document contesté expriment la même indignation.
Une affaire de faux en écriture
Ces révélations renforcent la thèse d’un « faux mémo » avancée par les défenseurs du comité de gestion. Après vérification, plusieurs signatures seraient falsifiées, et des noms de personnes décédées ou non consultées y figureraient.
Nos prochaines éditions reviendront en détail sur l’identité des agents qui utilisent frauduleusement les nom des autres .
Contexte tendu
Cette affaire intervient alors que le comité de gestion a lancé une opération de contrôle administratif pour vérifier la régularité des dossiers du personnel.
Ce mémo contesté serait aussi une tentative de blocage orchestrée par des agents en situation irrégulière, voire des « agents fictifs ».
La Direction générale maintient le cap : « L’ISTM ne cédera pas à la pression ». La justice pourrait être saisie dans les prochains jours pour faire la lumière sur cette affaire d’usurpation de signatures.
Espedi Saile
