Par Jean Thierry Monsenepwo
Dans le débat public congolais, nous avons parfois tendance à ne célébrer que les réalisations visibles : une route, un pont, un bâtiment ou une centrale électrique.
Pourtant, certaines victoires déterminantes pour l’avenir d’une nation se gagnent dans les réformes, dans les institutions et dans la crédibilité que l’État inspire au reste du monde.
La bataille engagée par le Gouvernement de la République pour sortir la République Démocratique du Congo de la liste grise du Groupe d’Action Financière (GAFI) appartient précisément à cette catégorie.
Lorsque notre pays a été placé sous surveillance renforcée, c’est toute son image financière qui s’est retrouvée fragilisée. Les investisseurs devenaient plus prudents, les partenaires bancaires plus exigeants et les opérations financières internationales plus complexes.
Beaucoup considéraient alors qu’il faudrait plusieurs années pour remettre la RDC sur la bonne trajectoire.
Mais sous l’impulsion du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et grâce à la détermination du ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la RDC est en train d’écrire une autre histoire.
En un temps remarquablement court, les autorités congolaises ont réussi à satisfaire les 23 exigences majeures formulées dans le plan d’action du GAFI. Derrière ce chiffre se cachent des réformes profondes, des ajustements législatifs, un renforcement des mécanismes de contrôle financier, une meilleure coordination des institutions publiques ainsi qu’une modernisation des dispositifs de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
Cette performance mérite d’être saluée à sa juste valeur.
Elle démontre qu’au-delà des discours, notre pays dispose aujourd’hui d’une équipe économique capable de produire des résultats concrets et mesurables.
Doudou Fwamba incarne cette nouvelle génération de gestionnaires publics qui comprennent que la souveraineté nationale ne se limite pas aux frontières ou aux armes. Elle se construit également dans la crédibilité financière, dans la confiance des marchés et dans la capacité de l’État à respecter les standards internationaux les plus exigeants.
Ce dossier est d’autant plus important qu’il conditionne une partie de l’avenir économique du pays. Une RDC débarrassée de la liste grise du GAFI devient plus attractive pour les investisseurs, plus crédible auprès des institutions financières internationales et plus compétitive dans la bataille mondiale pour les capitaux.
Dans un contexte marqué par l’agression injuste dont notre pays est victime à l’Est, chaque victoire diplomatique, financière ou économique constitue également une victoire de souveraineté.
C’est pourquoi la progression enregistrée aujourd’hui ne doit pas être considérée comme un simple succès technique du ministère des Finances. Elle est l’expression d’une vision portée par le Chef de l’État : celle d’un Congo moderne, respecté, gouverné selon les meilleures pratiques internationales et capable d’inspirer confiance à ses partenaires.
L’histoire retiendra que lorsque la RDC devait relever l’un des défis financiers les plus complexes de son époque, le ministre Doudou Fwamba a choisi l’action plutôt que les excuses, les résultats plutôt que les promesses.
Et dans cette bataille stratégique pour l’honneur financier de notre nation, il est juste de reconnaître qu’il est en train d’accomplir un travail remarquable au service de la République.
