S’exprimant ce mercredi 3 juin devant les militants de l’UDPS réunis au siège du parti à Limete, Augustin Kabuya a salué la mobilisation de la population kinoise et affirmé que l’appel à la « ville morte » lancé par l’opposition avait échoué.
Dans son intervention, le secrétaire général de l’UDPS a indiqué que les militants avaient été instruits de vaquer normalement à leurs occupations malgré les appels à la paralysie de la capitale.
« Nous nous sommes convenus que pour cette journée du 3 juin, vous alliez travailler. Certains avaient annoncé qu’aucun véhicule ne circulerait aujourd’hui », a-t-il déclaré.
Revenant sur son expérience de l’époque où l’UDPS était dans l’opposition, Augustin Kabuya a soutenu que son camp connaissait les mécanismes habituellement utilisés pour organiser et réussir une opération de ville morte.
« Nous savons comment les villes mortes se préparent et s’organisent. Nous avons sillonné toute la ville durant la nuit pour évaluer la situation. Ceux qui appelaient à la ville morte dormaient tranquillement pendant que nous étions sur le terrain », a-t-il affirmé.
Dans des propos particulièrement accusateurs, le dirigeant de l’UDPS a soutenu que certains acteurs de l’opposition auraient envisagé de provoquer des incidents afin d’en attribuer la responsabilité au pouvoir en place.
« Leur plan était d’incendier leurs propres sièges pour ensuite faire porter le chapeau au régime », a-t-il déclaré devant les militants.
Augustin Kabuya a également affirmé que l’échec de cette mobilisation devait conduire les organisateurs à rendre des comptes à leurs soutiens financiers présumés. Il a notamment cité les noms de Paul Kagale, Joseph Kabila et Moïse Katumbi.
« Ils ont fait beaucoup de bruit autour de cette ville morte. Maintenant qu’elle a échoué, qu’ils remettent l’argent de leurs pourvoyeurs », a-t-il lancé.
Pour le secrétaire général de l’UDPS, la forte activité observée dans plusieurs communes de Kinshasa constitue la preuve que la population demeure attachée à la vision du Président .
« Le peuple est avec Félix Tshisekedi. Une ville morte ne consiste pas à brûler quelques pneus ou à semer le désordre. Les Kinois ont démontré leur détermination en poursuivant normalement leurs activités », a-t-il conclu sous les applaudissements des militants.
Jeff Saile
