Après trois années passées à la tête de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), Bernard Kabese fait face à une vague croissante de critiques sur sa gestion de cette régie financière stratégique pour la mobilisation des recettes publiques.
Plusieurs observateurs dénoncent la persistance de la fraude douanière, particulièrement dans les secteurs des produits pétroliers, des équipements énergétiques ainsi que des marchandises à l’importation et à l’exportation. Malgré les nombreuses missions conjointes de contrôle organisées ces dernières années, les résultats escomptés dans la lutte contre la fraude et l’amélioration des recettes de l’État peinent à convaincre.
Dans les milieux spécialisés, certains estiment que les réseaux de fraude ne se limitent pas aux commissionnaires en douane, mais impliqueraient également des agents de l’administration douanière. À cela s’ajoutent des préoccupations liées à la gestion des contentieux douaniers.
Plusieurs dossiers importants auraient été frappés de prescription tandis que d’autres resteraient sans traitement adéquat, au grand dam du Trésor public.
Face à cette situation, des voix s’élèvent pour réclamer une évaluation rigoureuse du management de la DGDA. Elles estiment que les prochaines ordonnances portant nomination ou renouvellement des mandataires publics devraient prendre en compte les contre performances réalisées au cours du mandat en cours.
Alors que les recettes douanières sont confrontées à de nombreux défis et que le gouvernement recourt régulièrement à l’endettement pour financer ses programmes, la question de l’efficacité de la gouvernance au sein de la DGDA revient avec insistance dans le débat public.
Antoine Botshili
