L’opposant politique Marley Vuvu a lancé une série de critiques virulentes contre l’Inspecteur général des Finances, Bitasimwa, qu’il accuse de conduire l’Inspection générale des finances (IGF) vers un affaiblissement progressif de ses capacités opérationnelles.
Dans une déclaration largement relayée sur les réseaux sociaux, Marley Vuvu dénonce notamment ce qu’il qualifie de « pléthore d’agents » au sein de l’institution. Selon lui, plus d’une centaine de nouveaux agents auraient été recrutés sans que des postes de travail adéquats ne soient disponibles pour leur affectation.
L’opposant affirme également que certains agents administratifs auraient été orientés vers des formations de longue durée afin de libérer leurs postes au profit des nouvelles recrues. Il soutient par ailleurs que les avantages accordés aux agents de l’IGF auraient été revus à la baisse sous l’actuelle direction.
Parmi les autres griefs évoqués figure l’existence présumée d’une « administration parallèle », que Marley Vuvu décrit comme un cabinet privé traitant des dossiers relevant normalement de l’administration de l’IGF.
Il accuse également la hiérarchie de l’institution d’interférer dans certaines enquêtes menées par les inspecteurs des finances. Selon lui, des dossiers impliquant des présumés fraudeurs ou détourneurs de deniers publics seraient parfois abandonnés à la suite d’interventions téléphoniques de la direction.
Remettant en cause l’efficacité du contrôle systémique, présenté comme l’une des innovations majeures de l’IGF ces dernières années, Marley Vuvu estime que ce mécanisme ne produit pas les résultats escomptés et le qualifie de « tromperie ».
S’adressant directement au Président de la République, Félix Tshisekedi, l’opposant appelle carrément au remplacement Bitasimwa à la tête de l’IGF, estimant qu’un nouveau responsable pourrait restaurer la crédibilité et l’efficacité de l’institution.
Marley Vuvu attribue enfin la situation actuelle de l’Inspection générale des finances à une responsabilité partagée entre Bitasimwa et d’autres acteurs influents qu’il accuse d’avoir contribué à la dégradation de cette structure de contrôle des finances publiques.
À ce stade, l’Inspection générale des finances n’a pas encore réagi publiquement à ces accusations.
Antoine Botshili
