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Référendum : le député Michel Moto fait voler en éclats les arguments de l’opposition

Face aux critiques de l’opposition sur le projet de référendum constitutionnel, le député national Michel Moto est monté au créneau pour défendre la légalité et la pertinence de cette démarche. Invité d’un Space X animé par le journaliste Stany Bujakera, l’élu de Walikale a plaidé pour que le peuple congolais soit directement consulté, tout en présentant le référendum comme un instrument de souveraineté, de réforme institutionnelle et de rationalisation des dépenses publiques.

Le débat autour du projet de référendum constitutionnel continue de polariser la classe politique congolaise. Alors que l’opposition dénonce une initiative qu’elle juge dangereuse pour l’ordre institutionnel, le député national Michel Moto, élu de Walikale sous la bannière de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), est monté au créneau pour défendre la démarche engagée par les institutions de la République.

Intervenant sur le Space X du journaliste Stany Bujakera, l’élu du Nord-Kivu a soutenu qu’aucune disposition constitutionnelle n’est violée par l’organisation d’un référendum. Selon lui, la consultation populaire constitue au contraire un mécanisme démocratique prévu par la Constitution, permettant au souverain primaire de se prononcer directement sur des questions fondamentales pour l’avenir du pays.

« Aucun article de la Constitution n’est violé lorsqu’on parle d’un référendum constitutionnel. Opposants comme membres de la majorité, nous savons tous que rien n’est enfreint », a-t-il affirmé, appelant à dépasser les considérations politiciennes afin de laisser la parole au peuple congolais.

Michel Moto a également mis en avant les acquis démocratiques de la RDC, qu’il considère comme l’un des pays les plus ouverts d’Afrique centrale. Il a notamment évoqué les alternances politiques intervenues ces dernières années, l’organisation régulière des élections, le rôle joué par la société civile et les confessions religieuses, ainsi que la liberté dont jouissent la presse et l’opposition.

Pour le parlementaire, le contexte sécuritaire actuel impose une réflexion approfondie sur les instruments juridiques et institutionnels susceptibles de renforcer la souveraineté nationale. « Nous sommes un pays agressé, notre intégrité territoriale est bafouée. Ceux qui soutiennent le statu quo savent pourquoi. Nous voulons nous doter des moyens adéquats pour retrouver pleinement notre souveraineté », a-t-il déclaré.

L’élu de Walikale estime par ailleurs qu’une éventuelle réforme constitutionnelle pourrait contribuer à rationaliser les dépenses publiques. Il évoque notamment la suppression ou la restructuration de certaines institutions qu’il juge budgétivores afin de réorienter davantage de ressources vers des secteurs prioritaires tels que l’éducation, la santé et la création d’emplois.

« Si la Constitution change, des milliards pourront être consacrés aux écoles, aux hôpitaux et à l’amélioration des conditions de vie des Congolais », a-t-il soutenu.

Rejetant l’idée selon laquelle la Constitution serait intangible, Michel Moto a rappelé que plusieurs modifications constitutionnelles ont déjà été opérées dans le passé. À ses yeux, la révision ou le changement de la Loi fondamentale ne constitue ni un tabou ni une interdiction juridique, dès lors que la volonté populaire est consultée dans le respect des mécanismes prévus par la Constitution.

Enfin, le député UNC a adressé une critique sévère à certains acteurs politiques qu’il accuse de rechercher des soutiens extérieurs pour servir leurs ambitions internes. Sans les citer nommément, il a pointé du doigt ceux qui, selon lui, sollicitent l’appui du président rwandais Paul Kagame tout en se présentant comme défenseurs de la démocratie congolaise.

À travers cette intervention, Michel Moto apporte ainsi un soutien appuyé au processus référendaire et tente de déconstruire les arguments avancés par l’opposition. Son discours place au centre du débat le principe de la souveraineté populaire, tout en défendant l’idée d’une adaptation des institutions aux défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels la RDC est confrontée.

Par Jeff Saile

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