La Fédération des organisations des masses populaires et éducatives (Fomape) se range derrière la démarche de révision constitutionnelle portée par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Son président, Papa Symphorien Kadima, estime que la Constitution actuelle, conçue dans un contexte particulier, mérite aujourd’hui d’être revisitée.
Pour Papa Symphorien Kadima, la Constitution constitue la loi fondamentale qui organise et régit la vie de la nation. À ce titre, elle doit pouvoir évoluer lorsque les réalités du pays l’exigent.
« La Constitution, c’est la loi fondamentale qui nous régit », a-t-il déclaré, estimant que le texte actuellement en vigueur « a fait son temps ». Il le présente comme une Constitution élaborée dans un contexte marqué par les belligérances et qu’il juge, de ce fait, nécessaire de revisiter.
Cette position conduit la Fomape à soutenir le processus de révision constitutionnelle défendu par le chef de l’État. Pour Papa Symphorien Kadima, l’enjeu est notamment de disposer d’un texte fondamental mieux adapté aux réalités et aux aspirations actuelles de la République démocratique du Congo.
La Fomape plaide pour un dialogue inclusif
Le président de la Fomape s’est également exprimé sur la question d’un éventuel dialogue politique. Il plaide pour des assises inclusives, auxquelles devraient notamment prendre part les organisations non gouvernementales et les autres composantes de la société civile.
Papa Symphorien Kadima souhaite cependant que ce dialogue soit organisé en République démocratique du Congo, afin d’éviter, selon lui, des dépenses supplémentaires liées aux déplacements à l’étranger.
Il préconise également la désignation d’un facilitateur « intègre et impartial », capable de conduire les échanges avec neutralité et sans « deux faces ».
« La bonne politique doit s’occuper du bien-être de la population »
Dans son intervention, Papa Symphorien Kadima a enfin invité les Congolais à s’intéresser davantage à la politique, rappelant la conception défendue par feu Étienne Tshisekedi.
À ses yeux, la politique ne devrait pas être réduite aux querelles et aux ambitions personnelles. Elle doit surtout contribuer à améliorer le quotidien de la population, notamment à travers la santé, l’éducation et la création d’emplois.
Pour la Fomape, la révision constitutionnelle doit ainsi s’inscrire dans une réflexion plus large sur l’avenir institutionnel et le bien-être de la population congolaise.
BM
