Des images projetées lors de sa mise au point du jeudi 13 août, montrant des militants d’Écidé en confrontation avec des éléments du Service National, ont servi de point d’appui à Augustin Kabuya pour interpeller Jean-Claude Katende.
Le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi reproche à l’activiste des droits de l’homme son silence face à cet incident, estimant qu’il aurait réagi avec beaucoup plus de vigueur si les personnes concernées étaient des militants de l’UDPS.
Lors de cette mise au point, Augustin Kabuya a diffusé des images montrant des personnes présentées comme des membres d’Écidé, le parti de Martin Fayulu, en train de verser des immondices sur la chaussée après les travaux d’assainissement réalisés par des éléments du Service National.
Pour le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, ces images posent notamment la question de la réaction de certains acteurs de la société civile lorsqu’il s’agit de dénoncer des comportements impliquant des militants appartenant à différents camps politiques.
C’est dans ce contexte qu’il s’est directement adressé à Jean-Claude Katende, activiste des droits de l’homme, lui reprochant de ne pas avoir réagi publiquement à cette situation.
« Si c’était des militants de l’UDPS, on allait entendre à la haute voix mon frère Jean-Claude Katende. Ici c’est Écidé, il a préféré se taire, je suis désolé de son comportement », a déclaré Augustin Kabuya.
À travers cette interpellation, le responsable de l’UDPS estime que la défense des droits humains doit s’exercer de manière constante, indépendamment de l’appartenance politique des personnes concernées.
Augustin Kabuya appelle ainsi Jean-Claude Katende à sortir de son silence et à se prononcer sur les faits présentés dans les images.
Une manière, pour le secrétaire général de l’UDPS/Tshisekedi, de dénoncer ce qu’il considère comme une indignation à géométrie variable dans certaines prises de position publiques.
Cette sortie intervient dans un climat politique marqué par de vifs débats autour du comportement des militants politiques, de l’action des forces et services de l’État ainsi que du rôle de la société civile dans la dénonciation des atteintes présumées aux droits humains.
JS
