Affaire RAM : Le FCC s’invite dans le débat et soupçonne Christophe Mboso de protéger Augustin Kibasa dans un scandale immoral
Le Front Commun pour le Congo (FCC) vient de se lancer également dans le combat anti-RAM, en plus de l’initiative en cours à l’Assemblée nationale, celle de la question orale avec débat qui vise le ministre du PTNTIC.
A travers son groupe parlementaire à la Chambre basse du Parlement, la famille politique de Joseph Kabila accuse le bureau de l’Assemblée nationale issu de l’Union sacrée de tenter de saborder les initiatives parlementaires et de renvoyer au delà du délai réglementaire la plénière consacrée à la réponse du ministre du PTNTIC aux préoccupations soulevées par les élus.
La famille politique de Joseph Kabila voit en cette attitude une manœuvre politicienne visant seulement à tromper la vigilance de la population pour sauver la peau d’Augustin Kibasa et ainsi tenter de dissimuler la gravité d’un scandale que représente l’opération RAM. Le groupe parlementaire FCC y voit ainsi une mise en scène venant de Christophe et son bureau.
« Évitant que l’exercice légitime de cette action de contrôle de l’exécutif ne soit réduit à une simple mise en scène pour distraire l’opinion sans véritablement aborder, moins encore le fond de la question de RAM, nous dénonçons solennellement le vice de procédure qui a entaché la sélection par le bureau de la question orale avec débat relative à la taxe RAM au mépris du mécanisme prévu à l’article 175, alinéa 3 du Règlement intérieur », dénoncent-ils dans un communiqué de ce lundi 4 octobre 2021.
Partant de ce qui précède, ces élus exigent la suppression sans condition de RAM; le remboursement de la totalité des crédits frauduleusement soustraits des appareils des citoyens congolais; la démission du ministre du PTNTIC et la mise en place d’une commission d’enquête pour établir la responsabilité des personnes impliquées dans l’affaire.
Il est à rappeler l’affaire RAM a chaleureusement engagé un grand débat à l’Assemblée nationale le week-end dernier. Des élus ont qualifié cette taxe d’escroquerie et ont plaidé pour quelle soit supprimée aussitôt.
Mais, compte tenu des explications moins convaincantes du ministre Augustin Kibassa, le bureau de l’Assemblée nationale lui a notifié de revenir mercredi 6 octobre prochain pour tenter de persuader la Chambre basse.
Charles Mapinduzi
