Nommée par arrêté provincial signé le 21 août 2026 par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki, Fanny Aude Salmon est officiellement entrée en fonction le 28 août à la tête de la Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK). Sa nomination intervient dans un contexte marqué par la volonté des autorités provinciales de renforcer le dispositif d’assainissement de la capitale congolaise.




La Régie de gestion des déchets de Kinshasa (REGEDEK) a désormais une nouvelle Directrice générale. Il s’agit de Fanny Aude Salmon, nommée par l’Arrêté provincial n° SC/0236/CAB/GVK/DBL/2026, signé le 21 août 2026 par le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki. Elle a officiellement pris ses fonctions le 28 août dernier.
Cette nomination s’inscrit dans la dynamique de réorganisation et de redynamisation des structures chargées de l’assainissement à Kinshasa, où la gestion des déchets demeure l’un des défis majeurs auxquels les autorités provinciales sont confrontées.
REGEDEK et RASKIN : des missions complémentaires
Dans le dispositif de gestion des déchets mis en place dans la capitale, la REGEDEK et la RASKIN exercent des missions distinctes, mais complémentaires.
La REGEDEK intervient dans la collecte et l’acheminement des ordures ménagères vers les décharges de transit, tandis que la RASKIN est chargée de l’évacuation des déchets publics jusqu’à la décharge finale.
Cette répartition des responsabilités vise à assurer une meilleure organisation de la chaîne de gestion des déchets, depuis leur collecte jusqu’à leur évacuation, en passant par les différentes étapes de transit.
Daniel Bumba mise sur un schéma intégré d’assainissement
Face à l’ampleur des défis liés à l’insalubrité dans la capitale, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki privilégie une approche intégrée de l’assainissement. L’objectif est de mettre en place un mécanisme cohérent, impliquant les différentes structures intervenant dans le secteur, afin d’améliorer durablement la gestion des déchets à Kinshasa.
C’est dans cette perspective que plusieurs services du secteur ont été mis en place, réorganisés ou redynamisés pour renforcer les capacités opérationnelles de la ville et garantir une meilleure prise en charge des déchets.
La nomination de Fanny Aude Salmon à la tête de la REGEDEK constitue ainsi une nouvelle étape dans cette démarche. Elle intervient alors que les attentes de la population restent fortes quant à l’amélioration de la salubrité publique et du cadre de vie.
Le défi pour la nouvelle Directrice générale sera notamment de contribuer à l’efficacité du dispositif de gestion des ordures ménagères, en assurant une meilleure coordination des opérations relevant de sa structure.
À Kinshasa, où la question de l’assainissement exige des réponses durables et une mobilisation constante des services concernés, la performance des structures spécialisées apparaît comme un enjeu essentiel pour concrétiser les ambitions des autorités provinciales.
Le pari de l’exécutif provincial est clair : faire de la coordination des services et de l’efficacité opérationnelle les leviers d’une capitale plus propre et mieux assainie.
Laurette Ngoma
