Le Président de la République, Félix Tshisekedi reçu des assurances du vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, Maxime Prérot en rapport les sanctions qui doivent tomber sur le Rwanda, reconnu comme agression sous la couverture du M23/AFC, dans la partie Est de la République Démocratique du Congo (RDC).
C’était au cours d’un échange, en Allemagne, en marge de la Conférence de Munich sur la sécurité, ce vendredi 14 février.
Selon ce diplomate belge, son pays envisage déjà comment procéder étape par étape avec des actions pour sanctionner le Rwanda .
Promoteur d’une ligne dure à l’égard du Rwanda au parlement européen et celui de la Belgique, Maxime Prévot a réitéré son soutien au Président Félix Tshisekedi. Il a clairement condamné l’invasion rwandaise et demandé des sanctions contre le régime de Kigali.
« Je pense qu’on doit pouvoir envisager une large palette d’actions et de sanctions. Et j’ai moi-même d’ailleurs demandé, dès lors que je suis également en charge, pas seulement des Affaires étrangères, mais également de la coopération au développement, que l’on puisse analyser dans quelle mesure mettre un terme aussi au programme de coopération », a indiqué le vice-Premier ministre belge.
Sur la position de son gouvernement suite à l’implication du Rwanda dans la déstabilisation de la région de Grands Lacs, Maxime Prévot a révélé que « la Belgique a de longues dates condamné cette posture. Et je veillerai qu’au-delà de l’indignation en parole, on puisse aussi joindre les actes par des gestes concrets. Je vais d’ailleurs plaider pour qu’il y ait une réaction plus forte, qui prenne l’accent des mesures concrètes, comme la suspension d’une série d’accords que nous avons, nous, Européens avec le Rwanda».
« Ce qui se passe dans l’Est du Congo ne peut pas nous laisser indifférents », a conclu Maxime Prévot.
JM
