Le député national Fontaine Mangala, élu de Kisangani, hausse le ton contre les multiples tracasseries et l’état déplorable des routes nationales RN4 et RN3. Dans une sortie musclée, il appelle les autorités à agir d’urgence pour soulager les usagers de ces axes névralgiques.
« Près de dix barrières ont été identifiées sur la RN4 », a révélé l’élu de Kisangani, précisant que « les usagers doivent s’acquitter de sommes variant entre 3 000 et 5 000 francs congolais à chaque poste ». Une situation qu’il qualifie d’inacceptable tant elle freine les déplacements et aggrave la pauvreté dans les territoires traversés.
Outre les tracasseries financières, l’élu déplore la dégradation avancée de ces routes vitales pour l’économie régionale. Sur la RN4 reliant Kisangani à Beni, « des bourbiers géants et des portions effondrées rendent la route pratiquement impraticable », a-t-il dénoncé, pointant l’impact direct sur le transport des produits agricoles.
La RN3, quant à elle, subit le même sort. Fontaine Mangala évoque « des fossés béants et une végétation envahissante » qui compliquent sérieusement la mobilité sur l’axe Kisangani-Lubutu, mettant en péril les échanges commerciaux entre les provinces.
Déterminé à faire bouger les lignes, l’élu national entend saisir le gouvernement central. Il prévoit d’« interpeller les ministres des Transports et de l’Intérieur » pour obtenir « la suppression des barrières illégales et la réhabilitation urgente des routes concernées ».
Pour le député, il s’agit d’un combat pour le développement local. « L’amélioration des infrastructures routières est essentielle pour renforcer l’intégration régionale et améliorer les conditions de vie des populations locales », insiste-t-il, appelant à une approche responsable de l’aménagement du territoire.
Au-delà de l’urgence, Fontaine Mangala inscrit son action dans une vision à long terme. Il plaide pour « une transformation durable », où des routes de qualité serviront de socle à « la croissance économique et à la cohésion sociale » dans la région de Kisangani et bien au-delà.
CB
