Le deuxième congrès extraordinaire de l’Union sacrée de la nation (USN) clôturé le samedi 30 août dernier,s’était voulu un moment d’unité et de cohésion autour du chef de l’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Le thème choisi
« Tous unis, écrivons l’histoire glorieuse de notre pays avec le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et l’Union sacrée de la nation » avait d’ailleurs rappelé l’importance de l’harmonie interne dans ce regroupement politique au pouvoir.
Pourtant, à peine trois jours après cette grand-messe politique, les divisions ont refait surface avec la circulation d’une pétition visant le bureau de l’Assemblée nationale dirigé par Vital Kamerhe. Un cadre de l’USN s’est indigné, sous anonymat, de cette démarche qu’il qualifie de contre-productive : « Le chef de l’État a assez de problèmes à résoudre, ne lui rajoutons pas d’autres ».
Dans les rangs de l’Union sacrée, certains y voient une tentative de semer la discorde entre le président Tshisekedi et son principal allié politique. « Vouloir à tout prix séparer le chef de l’État Félix avec son principal et fidèle allié, l’homme le plus honnête et intelligent selon les propres mots de Félix Tshisekedi, avec des accusations infondées, démontre à suffisance que les loups sont dans la bergerie », confie une source proche du présidium.
Alors que la RDC traverse une crise majeure, ces initiatives apparaissent, selon plusieurs analystes, comme un jeu dangereux. « Vouloir déchoir Vital Kamerhe aujourd’hui, c’est pour tirer quel dividende politique ? » s’interroge un membre influent de l’USN. Une question qui renvoie à l’esprit du congrès, où Félix Tshisekedi avait invité ses alliés à faire bloc derrière lui, loin des calculs politiciens et des querelles internes.
Jeff Saile
