La nuit de samedi à ce dimanche 23 novembre a été marquée par un drame à Nkana, petit village du territoire de Kwamouth situé à 75 kilomètres de Kinshasa. Treize civils, dont trois enfants de moins de cinq ans, ont été tués lors d’une attaque menée par des miliciens identifiés comme les insurgés Mobondo. Selon les premières informations des autorités militaires, l’assaut est survenu vers 3 heures du matin, profitant de la faible présence des forces de sécurité locales.
Armés de fusils AK-47, de calibre 12 et de machettes, les assaillants ont affronté les militaires présents avant d’être repoussés. Au terme des combats, cinq miliciens ont été neutralisés. L’armée a cependant déploré la mort d’un soldat et un autre a été grièvement blessé. Dans leur fuite, les insurgés ont incendié plusieurs habitations et pris pour cible des civils, semant la panique et forçant de nombreux habitants à chercher refuge, soit à Maluku, commune proche de Kinshasa, soit en traversant le fleuve Congo pour se mettre à l’abri au Congo-Brazzaville.
Le calme est progressivement revenu avec l’arrivée d’une unité des FARDC dépêchée depuis Kwamouth, bien que la circulation sur le fleuve reste encore perturbée. Les autorités locales ont renforcé les mesures de sécurité pour prévenir toute nouvelle attaque et protéger les populations encore sous le choc. La présence militaire accrue vise à rassurer les habitants et à sécuriser les villages avoisinants.
Le commandement des opérations Ngemba a présenté ses condoléances aux familles touchées et réaffirmé son engagement à poursuivre les miliciens responsables. Alors que la traque se poursuit, les habitants de Nkana tentent de reprendre une vie normale, même si le traumatisme de cette nuit sanglante reste profondément ancré dans la communauté.
CB
