Le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu a réitéré ce dimanche 23 novembre l’importance d’un dialogue national inclusif, à l’occasion de la journée diocésaine des jeunes. Face à la multiplication des crises dans l’est du pays et à la montée du phénomène Mobondo près de la capitale, le prélat a souligné que « la paix durable ne peut se construire uniquement à travers des arrangements entre politiciens, mais nécessite l’implication de toutes les forces vives de la nation ».
Le projet de Pacte social pour la paix, porté conjointement par la Conférence épiscopale nationale du congo (CENCO) et l’Église du christ au congo (ECC), constitue selon lui « le cadre idoine pour ce dialogue ». Cette initiative vise à réunir l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et religieux autour d’une table afin de traiter les causes profondes des conflits, renforcer l’unité nationale et promouvoir la réconciliation dans le pays et la région des Grands Lacs.
Malgré la publication d’une feuille de route commune pour le dialogue en août dernier, « les actes attendus du chef de l’État, Félix Tshisekedi, se font encore attendre ». Le président maintient que « toute convocation d’un dialogue doit passer par son initiative », tout en soutenant les efforts diplomatiques internationaux tels que l’accord de Washington et le processus de Doha, visant à stabiliser la situation sécuritaire et politique du pays.
Les confessions religieuses insistent sur « la nécessité d’une approche inclusive et participative, impliquant non seulement les politiciens mais aussi la société civile et les jeunes ». Selon le cardinal Ambongo, « ignorer les causes profondes des crises et se limiter à des compromis politiques risquerait de provoquer de nouvelles tensions, alors qu’un dialogue véritablement ouvert pourrait offrir une sortie durable à la violence et à l’instabilité dans l’est de la RDC ».
CB
