La découverte, dans la matinée de ce lundi 24 novembre,de trois corps à Miti-Murhesa, à une quarantaine de kilomètres au nord de Bukavu, a ravivé la peur au sein des communautés locales. Selon des représentants de la société civile, les victimes avaient été enlevées la veille au soir dans le centre de santé de Cahoboka, un établissement déjà fragilisé par l’insécurité persistante dans cette partie du Sud-Kivu.
D’après les premiers témoignages recueillis sur place, les trois personnes retrouvées sans vie figuraient parmi cinq individus emmenés de force par des combattants attribués à l’AFC/M23. Les victimes seraient des patients et des accompagnants qui se reposaient à l’intérieur de l’hôpital lorsque les assaillants ont fait irruption. Leur enlèvement, puis leur exécution, illustrent une nouvelle fois la vulnérabilité des structures médicales dans cette zone en crise.
La société civile pointe du doigt les groupes armés actifs dans la région, accusés d’imposer un climat de peur aux populations vivant sous leur contrôle. Elle évoque également la présence de combattants appuyés par l’armée rwandaise, qui renforcerait la pression sur les habitants déjà durement éprouvés par des mois d’insécurité. Les leaders locaux appellent à des actions urgentes pour sécuriser les axes routiers et les centres de santé, devenus des cibles récurrentes.
Face à cette recrudescence des violences, les organisations communautaires exhortent les autorités congolaises à intensifier les opérations de protection des civils. Elles réclament également une enquête approfondie pour identifier les circonstances exactes de ces assassinats et retrouver les deux personnes toujours portées disparues.
CB
