Face aux interrogations suscitées par l’accord conclu le 4 décembre entre Kinshasa et Washington, le gouvernement congolais a tenu à apporter des éclaircissements. Lors d’un briefing presse animé ce mardi 30 décembre sur la RTNC, le Vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a insisté sur le fait que ce rapprochement marque une évolution majeure des relations bilatérales, désormais élevées au rang de « partenariat stratégique » fondé sur une vision de long terme.
Selon le ministre, cette nouvelle dynamique traduit la reconnaissance par les États-Unis de la RDC comme un acteur clé sur le continent africain. Cette reconnaissance repose, a-t-il expliqué, sur la solidité des liens historiques entre les deux pays et sur des intérêts partagés en matière de « paix, stabilité et développement économique ». Daniel Mukoko Samba a souligné que ce niveau de coopération demeure rare en Afrique et positionne la RDC parmi les partenaires privilégiés de Washington.
Il a toutefois tenu à dissiper certaines inquiétudes dans l’opinion. Il a précisé que l’accord ne constitue « ni un contrat commercial ni un acte de cession de souveraineté », mais plutôt un cadre politique et stratégique destiné à renforcer la coopération entre les deux États. À ses yeux, il s’agit avant tout d’un instrument d’orientation et de dialogue, loin de toute logique de dépendance ou d’aliénation des intérêts nationaux.
Enfin, Daniel Mukoko Samba a indiqué que ce partenariat est appelé à évoluer dans le temps. Révisable tous les trois ans, il prévoit des mécanismes conjoints de concertation et de suivi afin de garantir une mise en œuvre équilibrée et transparente des engagements pris. Pour le gouvernement congolais, cet accord ouvre ainsi une nouvelle page des relations RDC–États-Unis, fondée sur la confiance mutuelle et des objectifs stratégiques partagés.
CB
