Le drame ayant coûté la vie au professeur Mathieu Abada Diabar a placé la question de la sécurité des universitaires au centre du débat public à Kinshasa. En réaction, les enseignants de l’Université de Kinshasa avaient annoncé une manifestation devant le cabinet du vice-Premier ministre de l’Intérieur. Cette initiative a toutefois été levée à l’issue d’une rencontre entre les autorités gouvernementales et les responsables de l’Association des Professeurs de l’UNIKIN (APUKIN), marquant un tournant vers une gestion plus concertée de la crise.
Selon les représentants de l’APUKIN, les échanges avec Jacquemain Shabani Lukoo ont permis d’aborder en profondeur les préoccupations liées à l’insécurité récurrente sur le Plateau universitaire et dans les quartiers périphériques. Les enseignants affirment avoir obtenu des assurances quant à la mise en place de mesures concrètes pour protéger les membres de la communauté académique, estimant que le dialogue constitue, dans ce contexte douloureux, une voie plus efficace que la contestation publique.
Dans un climat de deuil, l’université a choisi de rendre hommage au professeur disparu à travers un culte prévu ce mardi à l’église Notre-Dame de la Sagesse, en présence de responsables politiques et académiques. Parallèlement, les services de sécurité poursuivent leurs investigations sur ce meurtre survenu à Kinduku, au domicile de la victime. Un suspect est déjà interpellé et les autorités assurent que l’enquête se poursuivra jusqu’à l’identification de tous les auteurs, afin que justice soit rendue à la communauté universitaire éprouvée.
CB
