L’UDPS/Tshisekedi passe à l’offensive judiciaire contre ceux qu’elle considère comme des usurpateurs de l’identité de la Force du Progrès. Ce lundi 22 juin 2026, une délégation conduite par Augustin Kabuya Tshilumba, Secrétaire général et Président intérimaire du parti, a déposé une plainte auprès du Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde.

Cette plainte vise des individus qui, selon le parti présidentiel, se font passer pour des membres de la Force du Progrès afin de commettre des actes de violence, de vandalisme et de troubles à l’ordre public dans le but de ternir l’image de l’UDPS/Tshisekedi. Une copie du dossier a également été transmise à la Présidence de la République ainsi qu’au ministère de la Justice pour information.
Pour Augustin Kabuya, il est devenu impératif de mettre un terme à ce qu’il qualifie de manœuvre politique visant à discréditer son parti. Selon lui, certains adversaires politiques recruteraient ou encourageraient des groupes agissant sous l’étiquette de la Force du Progrès afin de provoquer des incidents et d’en faire porter la responsabilité à l’UDPS/Tshisekedi.

La délégation ayant porté cette plainte était composée notamment du Secrétaire général adjoint Maître Daniel Aselo, du Secrétaire général adjoint Deo Bizibu Balola ainsi que de plusieurs députés nationaux membres du parti.
Il convient de souligner que l’UDPS/Tshisekedi a toujours revendiqué son attachement à la lutte politique pacifique. Même durant les 37 années passées dans l’opposition, souvent dans un contexte de fortes tensions politiques et de restrictions des libertés publiques, le parti n’a jamais opté pour la lutte armée pour accéder au pouvoir.
Pour ses dirigeants, il serait donc incohérent de voir l’UDPS recourir aujourd’hui à la violence alors qu’elle exerce les responsabilités de l’État. Le parti rappelle que son combat historique s’est toujours inscrit dans le cadre de la non-violence, du dialogue politique et de la conquête démocratique du pouvoir.
C’est dans cette logique que l’UDPS/Tshisekedi rejette toute implication dans les actes de vandalisme ou de violences attribués à certains groupes se réclamant de la Force du Progrès. La formation présidentielle estime que ceux qui commettent de tels actes ne sauraient être assimilés à ses militants et appelle la justice à identifier les véritables responsables afin de préserver l’image d’un parti qui se réclame des valeurs de paix, de démocratie et de respect de l’État de droit.
À cette occasion, les responsables de l’UDPS ont tenu à rappeler que leur formation politique est fondamentalement attachée aux principes de non-violence et de respect de l’État de droit. Ils soulignent que les périodes de lutte politique menées dans l’opposition durant près de 37 ans appartiennent désormais au passé. Aujourd’hui, en tant que parti au pouvoir, l’UDPS affirme privilégier les voies institutionnelles et judiciaires pour faire valoir ses droits et défendre son image.
À travers cette initiative, l’UDPS/Tshisekedi entend non seulement protéger sa réputation, mais également obtenir l’identification et la sanction des auteurs ont des actes commis sous l’appellation de la Force du Progrès. Le parti assure qu’il collaborera pleinement avec la justice afin que les enquêtes permettent de distinguer les véritables militants des individus qui utiliseraient frauduleusement cette dénomination à des fins de déstabilisation.
« Nous ne laisserons plus des personnes se cacher derrière le nom de la Force du Progrès pour commettre des actes répréhensibles et jeter le discrédit sur notre parti », a fait savoir la direction de l’UDPS, déterminée à poursuivre les présumés auteurs jusqu’à leur dernier retranchement.
Cette démarche intervient dans un contexte marqué par plusieurs incidents violents survenus ces derniers mois à Kinshasa et dans d’autres villes du pays, incidents régulièrement attribués à la Force du Progrès mais que l’UDPS affirme ne pas cautionner. Par cette action en justice, le parti entend démontrer sa volonté de voir les responsabilités clairement établies et les auteurs répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes.
Jeff Saile
