Le Professeur-Magistrat Jean-Claude Pandatimu big wa Ganga a pris la parole devant la presse de la Tshopo et sa famille biologique lors d’une mise au point organisée à sa résidence, après sa sortie de la prison centrale de Kisangani.
Ouvrant la rencontre, le Professeur-Magistrat a rendu grâce à Dieu pour sa libération, qu’il présente comme l’expression de la volonté divine. Son fils a ensuite donné lecture de la mise au point de la famille, dans laquelle celle-ci conteste les conditions de sa condamnation et dénonce des irrégularités judiciaires jugées contraires aux principes de l’État de droit.
Dans ce document, la famille Pandatimu affirme que le magistrat a purgé une peine « largement supérieure au quart de la sentence » prononcée par la Cour de Cassation en appel. Elle estime que les poursuites engagées par le Parquet Général près la Cour d’appel de la Tshopo visaient directement les fonctions publiques exercées par l’intéressé.
La mise au point annonce six axes qui seront développés ultérieurement, notamment les raisons pour lesquelles Jean-Claude Pandatimu se définit comme « persécuté », les irrégularités présumées ayant entaché sa condamnation, ainsi que les conséquences de la diffamation et de l’incarcération sur sa vie personnelle et professionnelle.
Prenant la parole en clôture, le Professeur ordinaire Jean Pierre Lifoli, président de l’APUKIS, a déclaré que la corporation des professeurs de la Tshopo et, plus largement, du Congo, se réjouit de cette libération. Il a indiqué que la communauté universitaire a accueilli favorablement la nouvelle de la remise en liberté du Professeur-Magistrat Jean-Claude Pandatimu.
La famille Pandatimu a indiqué que d’autres éléments seront communiqués lors d’un prochain point de presse.
Espedi Saile
