La justice congolaise est saisie d’une affaire aux résonances diplomatiques sensibles. Les autorités judiciaires ont été instruites d’enquêter sur la spoliation présumée d’un immeuble appartenant à l’ambassade de la République de Côte d’Ivoire en République démocratique du Congo. Cette décision, annoncée mardi 3 février, intervient dans un contexte de vigilance accrue autour de la protection des biens relevant des missions diplomatiques accréditées à Kinshasa.
Sur instruction du ministre d’État en charge de la Justice, le procureur général près la Cour de cassation est appelé à diligenter une enquête approfondie afin d’établir les responsabilités dans cette affaire. L’objectif est d’identifier les auteurs présumés, leurs éventuels soutiens et de déterminer les mécanismes ayant conduit à l’appropriation illégale de ce patrimoine diplomatique, considéré comme inviolable au regard des conventions internationales.
Au-delà du dossier judiciaire, cette démarche traduit la volonté affichée du gouvernement congolais de renforcer l’État de droit et de combattre les pratiques de spoliation, longtemps décriées dans le pays. En s’attaquant à un cas impliquant une représentation étrangère, les autorités entendent également rassurer les partenaires diplomatiques sur la garantie de leurs biens et le respect des engagements internationaux de la RDC.
CB
