La finale de la Coupe d’Afrique des Nations restera longtemps dans les mémoires, non seulement pour son intensité sportive, mais aussi pour les débats qu’elle a suscités autour de l’arbitrage. Au centre de l’attention, l’arbitre congolais Jean-Jacques Ndala, chargé de diriger une rencontre sous très haute pression, notamment après l’octroi d’un penalty en faveur du Maroc face au Sénégal dans les derniers instants du match.

Face à la vague de réactions passionnées, la déclaration de l’attaquant sénégalais,Sadio Mané a apporté un éclairage différent, appelant à dépasser l’émotion. Le capitaine sénégalais a tenu à rappeler le contexte de la décision controversée : « S’il faut être honnête, le penalty accordé à faveur du Maroc à la dernière minute n’était pas la décision de l’arbitre central mais, la décision était venue de la VAR ». Une précision qui remet en avant le fonctionnement collégial de l’arbitrage moderne et le rôle déterminant de l’assistance vidéo.
Au-delà de cet épisode précis, Sadio Mané a insisté sur la qualité globale de la prestation de l’officiel congolais. « L’arbitre congolais Jean-Jacques Un bon et il a été à la hauteur du début à la fin. Quittons les émotions ! », a-t-il affirmé, soulignant la constance et le calme affichés par Ndala durant toute la rencontre. Un témoignage fort venant d’un acteur majeur du match, directement concerné par l’enjeu.Et l’analyste sportif Botowamungu Kalome de rencherir: « L’arbitre Ndala a été irréprochable et un monstre de sérénité ».
Pour Socrate Nsimba, un autre analyste sportif congolais conclut en ces termes: « Tellement les cerveaux étaient préprogrammés à crier scandale qu’un penalty du Maroc à la fin passait pour un scandale. C’est une faute qui pouvait être sanctionnée.
Au-delà de la polémique, cette finale relance un débat plus large sur la reconnaissance des compétences africaines, et congolaises en particulier, appelant à honorer leurs héros pour leurs performances, sans attendre qu’elles soient d’abord validées par d’autres.
CB
