La participation sud-africaine à la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo entre dans une nouvelle phase. Pretoria a décidé de mettre progressivement fin à la présence de ses militaires au sein de la Monusco, une information officiellement transmise au Secrétariat général de l’ONU. Cette annonce marque un tournant pour l’Afrique du Sud, qui compte parmi les principaux contributeurs de troupes à la Mission onusienne déployée en RDC depuis de nombreuses années.
D’après les autorités sud-africaines, ce désengagement s’inscrit dans une démarche de réorganisation stratégique des Forces de défense nationale, après près de trois décennies d’engagement continu dans les opérations de maintien de la paix en territoire congolais. Le président Cyril Ramaphosa a expliqué cette orientation lors d’échanges avec le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, soulignant que le processus se fera de manière graduelle et concertée, afin d’en limiter l’impact opérationnel sur le terrain. Un calendrier de retrait, prévu avant la fin de l’année 2026, devrait être arrêté en collaboration avec les responsables onusiens.
Tout en réduisant sa présence militaire, Pretoria affirme vouloir préserver son implication politique et diplomatique en faveur de la stabilité de la RDC.
L’Afrique du Sud réitère son attachement aux mécanismes régionaux et internationaux de paix, notamment ceux portés par la SADC, l’Union africaine et les Nations Unies. Cette évolution intervient dans un contexte où le Conseil de sécurité a récemment reconduit le mandat de la Monusco, chargée de la protection des civils et de l’appui au processus de paix, illustrant ainsi la complexité des défis sécuritaires persistants en République démocratique du Congo.
CB
