Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement déclaré la fin de l’épidémie de Mpox en tant qu’urgence de santé publique nationale, marquant une étape majeure dans la gestion de cette crise sanitaire. Cette annonce a été faite jeudi à Kinshasa lors d’une cérémonie officielle présidée par le ministre de la Santé, Roger Samuel Kamba.
S’exprimant au nom de l’exécutif et sous l’autorité du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le ministre a salué l’efficacité de la stratégie nationale mise en place pour contenir la maladie. Il a expliqué que les résultats obtenus reposent sur un modèle de gestion centralisé articulé autour de « une coordination unique, un plan unique, un budget unique et une réponse unique », ayant permis une meilleure organisation de la riposte.
Sur le plan financier, les autorités sanitaires ont mis en avant une gestion jugée plus rationnelle des ressources engagées.
En comparant avec d’autres crises sanitaires, le ministre a rappelé que l’épidémie d’Ebola, avec environ 3 000 cas, avait nécessité près de 1,2 milliard de dollars, alors que la riposte contre le Mpox, avec 124 000 cas recensés, s’est effectuée avec environ 90 millions de dollars.
Selon le ministre, le pic de l’épidémie avait été atteint en 2025, avec plus de 2 200 cas enregistrés chaque semaine avant une baisse progressive grâce aux mesures mises en œuvre. Cette annonce est présentée comme une avancée importante dans le renforcement du système sanitaire congolais face aux urgences épidémiologiques récurrentes.
CB
