Le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, Me José Mpanda Kabangu, a ouvert un nouveau front dans la lutte contre la spoliation du patrimoine public. Sa cible : les terrains et immeubles de la Société congolaise des Postes et Télécommunications, la SCPT, occupés depuis des années dans des conditions contestées.
C’est sur le site de 2,4 hectares situé en face de l’USIC, dans la commune de la Gombe, que le ministre a donné le coup d’envoi. Sur place, il a annoncé le démarrage d’une opération de vérification et de récupération des biens dont la propriété de l’État est mise en doute.
« Nous ne pouvons pas laisser des particuliers s’approprier les biens de l’État pendant que les agents et retraités de la SCPT attendent encore leurs droits sociaux », a-t-il affirmé. Pour lui, la priorité est de demander à tous les occupants de produire les titres de propriété et d’examiner la légalité des transferts opérés dans le passé.
Au-delà du contrôle, le gouvernement voit dans ce patrimoine un levier pour relancer la SCPT. Un inventaire exhaustif est en cours, avec l’objectif de valoriser les actifs immobiliers et de générer des ressources nouvelles pour l’entreprise.
Les travaux ont déjà commencé sur le site de la Gombe. Démolitions et déguerpissements sont en cours pour libérer l’espace. Un partenariat public-privé prévoit d’y ériger un complexe immobilier moderne, dont une partie sera affectée à la SCPT. Les revenus attendus devraient aussi contribuer au paiement des obligations sociales de l’entreprise.
Pour José Mpanda, cette opération va au-delà d’un simple recouvrement. Il s’agit de redonner à la SCPT les moyens matériels de sa relance et de restaurer l’autorité de l’État sur son domaine public.
Espedi Saile
