L’échec de la contre-marche initiée en marge de la manifestation de l’opposition du 22 juillet continue de susciter de vives critiques au sein de l’Union sacrée. André Mbata, principal promoteur de cette initiative, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une polémique qui dépasse le simple revers politique.
Selon plusieurs sources internes au sein du secrétariat permanent de l’Union sacrée, la mobilisation n’a jamais obtenu l’adhésion espérée. Sur les quarante membres du présidium, seuls sept auraient répondu favorablement à son appel, illustrant l’isolement politique de celui qui ambitionnait de démontrer sa capacité de mobilisation.
Cet échec cuisant pose désormais une question de responsabilité politique. Des voix s’élèvent au sein de la majorité pour réclamer des explications sur les moyens qui auraient été mobilisés dans le cadre de cette initiative. Elles demandent que toute dépense engagée fasse l’objet d’un exercice de transparence et, si des fonds publics ou des ressources de la plateforme ont effectivement été alloués à cette opération, que leur utilisation soit clairement justifiée.
Pour les observateurs, André Mbata a largement surestimé son poids politique. En voulant mener seul une démonstration de force, sans l’appui des principaux leaders de l’Union sacrée tels qu’Augustin Kabuya, Vital Kamerhe ou Jean-Pierre Bemba, il s’est exposé à un désaveu cinglant.
À leurs yeux, cet épisode constitue un sérieux revers qui appelle des explications et une reddition de comptes. Dans un contexte où la gouvernance et la transparence sont régulièrement mises en avant par les autorités, les responsables politiques ne sauraient, estiment-ils, échapper au devoir de justifier les ressources financières mobilisées pour des initiatives qui se soldent par un échec.
Antoine Botshili
