Une campagne de déstabilisation visant le secrétaire général et président intérimaire de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, serait en gestation dans certains milieux politiques de Kinshasa. Au centre de cette offensive figureraient les parlementaires debout de l’avenue du Commerce, à Gombe, communément appelés « Parlement rouge ». Selon des informations rapportées par nos sources, ces derniers seraient mobilisés pour s’attaquer systématiquement au numéro un de l’administration du parti présidentiel, avec pour objectif présumé de détériorer ses relations avec la famille du chef de l’État.
Derrière cette campagne, le nom d’un cadre de l’Udps est cité. Ce dernier serait soupçonné de financer cette entreprise de déstabilisation, dans un contexte où il nourrirait des ambitions de prendre la tête de l’UDPS en remplacement d’Augustin Kabuya.
Des accusations qui, si elles étaient établies, révéleraient une nouvelle bataille de positionnement au sein de la famille politique présidentielle.
Les vieux démons refont surface
Cette offensive présumée intervient pourtant à un moment particulièrement sensible pour l’UDPS. En effet, le chef de l’État et autorité de référence du parti, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait donné des orientations claires en faveur de l’apaisement, de la réconciliation et de l’unité au sein de sa famille politique.
Dans le prolongement de ces orientations, Augustin Kabuya avait signé les circulaires n°002 et n°003, dont l’application est progressivement engagée dans les différentes fédérations du parti, notamment à l’intérieur du pays. Une démarche destinée à restaurer la cohésion interne et à remettre les structures du parti au travail.
Mais alors que cette dynamique de rassemblement est en marche, certains acteurs seraient tentés de raviver les divisions et de fragiliser les efforts entrepris. Des relais seraient ainsi mobilisés pour entretenir la confusion entre le secrétaire général et la famille présidentielle, dans le but de ternir l’image d’Augustin Kabuya auprès de l’entourage du chef de l’État.
Dans cette guerre de positionnement, le président intérimaire de l’UDPS serait devenu une cible à abattre, quitte à recourir à des méthodes de déstabilisation politique.
Le nom d’un cadre revient avec insistance dans les informations faisant état de cette opération présumée. Reste à savoir si l’intéressé réagira à ces accusations.
Une chose est certaine : au moment où l’autorité de référence appelle à l’unité, toute initiative susceptible de replonger l’UDPS dans ses anciennes querelles internes risque de compromettre la cohésion recherchée.
Nous y reviendrons.
JS
