Pour donner un coup d’accélérateur aux réformes de l’Enseignement supérieur et universitaire, la ministre Marie-Thérèse Sombo a réuni cette semaine les présidents des conférences provinciales des chefs d’établissements de l’ESU. L’objectif : aligner le travail des universités et instituts sur les exigences nationales de transparence et de discipline administrative.
« Sans des conférences provinciales réellement actives, nos réformes resteront lettre morte », a prévenu la ministre. Elle a détaillé plusieurs chantiers immédiats : rendre effectif le fonctionnement de ces conférences, lancer la carte d’étudiant à numéro unique, interdire les auditoires délocalisés non autorisés, vérifier la rentrée 2025-2026 et collecter des données fiables pour la planification.
La question sensible du paiement des quotités a aussi été abordée, avec l’annonce de mesures coercitives contre les établissements récalcitrants. Selon la ministre, seule une chaîne de responsabilité claire de Kinshasa aux provinces peut garantir l’application des décisions.
Cette mobilisation s’inscrit dans la ligne du gouvernement Suminwa : discipline budgétaire, contrôle rigoureux et harmonisation des pratiques académiques pour améliorer la qualité de l’ESU congolais.
Espedi SAILE
