La cérémonie d’inauguration du buste du feu chef de travaux Célestin Luka Bohme wa Bafeno a été marquée par un témoignage fort du professeur Essiso Asia Aman, lu par Madame Sophie Ndeke, secrétaire générale administrative de l’ISP Kisangani.
Empêché, le professeur Essiso a tenu à honorer les pionniers de l’actuel Institut du Bâtiment et des Travaux Publics de Kisangani.
Une minute de silence pour les bâtisseurs
« L’occasion m’est donnée aujourd’hui de témoigner sur les premiers directeurs de l’IBTP Kisangani, notamment les chefs de travaux Lucas Gome et Bafeno. En mémoire de ceux qui nous ont quittés, je vous prie de vous lever pour observer une minute de silence », a écrit le professeur Essiso Asia Aman, dans un message lu avec émotion par Madame Sophie Ndeke.
Un signe d’honorabilité
Le professeur a remercié le directeur général de l’IBTP, le professeur ordinaire Starmas Bofoe Lokangu, pour l’invitation. Selon lui, « l’idée qui sous-tend cette cérémonie, celle d’immortaliser les tout premiers directeurs généraux de l’IBTP Kisangani, est un signe d’honorabilité et de respect à leur égard ». Il y voit aussi « une solidarité grandissante parmi les intellectuels boyomais, de plus en plus préoccupés par la valorisation de leur savoir-faire et de leur savoir-être ».
Aux origines de l’IBTP
Revenant sur l’histoire de l’enseignement supérieur en RDC, le professeur Essiso a rappelé qu’à l’époque de la décentralisation, trois personnalités avaient reçu la mission d’implanter plusieurs établissements à Kisangani : l’IBTP, l’ISP et l’ISES. Il a cité : Lucas Bomi, Laba Malokoa et Essiso Asia Aman.
« À cette époque, la fonction de directeur général n’était ni soutenue matériellement ni financièrement par l’État, obligeant les responsables à faire preuve d’un sens élevé de responsabilité et d’abnégation », a-t-il souligné. « Le vieux Lucas avait cette éthique de responsabilité ».
Portrait d’un homme d’action
Décrivant Célestin Luka, le professeur Essiso a salué un homme « rigoureux et profondément engagé », « un agent capable de transformer consciemment les milieux dans lesquels et sur lesquels il travaillait ».
Au-delà de sa conscience politique, qui avait fait de lui « un révolutionnaire lors des travaux de la Conférence nationale souveraine », Luka se distinguait par une conscience professionnelle irréprochable : dévouement, application, ordre, solidarité, intégrité, activité et ponctualité.
« Quand on le voyait conduire sa voiture, que l’on surnommait à l’époque VW, “Vieille Voiture Wagen”, on comprenait qu’il voulait être partout pour suivre les activités de son IBTP », a-t-il raconté.
Une œuvre qui perdure
Le professeur Essiso a rappelé qu’après avoir quitté la direction générale de l’IBTP Kisangani, Luka avait poursuivi son engagement au service de la société congolaise en créant une œuvre qui continue encore aujourd’hui de marquer les esprits.
« Adieu, vieux Lucas. Que ton âme repose en paix », a-t-il conclu.
Le témoignage d’une co-fondatrice
Après la lecture du message, Madame Sophie Ndeke, plusieurs fois autorité académique et actuellement secrétaire générale administrative de l’ISP Kisangani, a apporté des précisions sur l’histoire de la création de l’IBTP Kisangani. Elle-même figure parmi les membres fondateurs de l’institution.
Espedi Saile
